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Arequipa, tome II - Manu, mon frère

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Aperçu

Arequipa est le récit en deux tomes d'une amitié porteuse d'espoir, mais aussi l'histoire d'une famille et celle des enfants du Vieux presbytère, refuge au cœur d’un bidonville.

La famille d'Emmanuel Thériault est installée pour quelques années à Arequipa, dans le sud du Pérou. L'amitié qui lie l'adolescent et Manuel, jeune Indien vendeur de salades au marché, a grandi.

Manu, mon frère, tome II d'Arequipa, débute par un violent tremblement de terre. Tout le monde est atteint par la catastrophe et réagit à sa façon. Puis, les événements s'enchaînent, l'aventure rebondit et entraîne le lecteur jusque dans une chasse au trésor inca. Les sentiments de chacun se dévoilent et s'entremêlent au fil de l'histoire : racisme et méchanceté, mais aussi amitié et amour...

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

Contenu

  • Personnages principaux (p. ex., Manuel, dit Victor-Manuel, et les membres de la famille Thériault, sa famille adoptive) et secondaires (p. ex., Elena Guillén et le padre Domingo) nombreux, bien définis par leurs réactions aux événements marquants qu'ils vivent (p. ex., tremblement de terre) et par l'impact de ces événements sur leurs relations.

    « La faim, la faim! Manuel savait, lui, avec ceux du monde de la misère, ce que c’était! Il pouvait en parler, lui, de la faim! Malgré sa nouvelle vie, le garçon appartenait toujours au milieu des défavorisés. Il comprit que, même si un jour il devenait milliardaire, la misère de son enfance lui collerait encore à la peau. » (p. 62)

    « Victor n’osa pas répondre directement au baiser de Françoise. Il lui en envoya un à distance, dans le noir. La gentillesse et l’aide de sa nouvelle famille le déroutaient encore un peu. En fait, cette solidarité l’émerveillait. » (p. 186)

    « Elena, quant à elle, savait se glisser dans l’amitié de Victor et d’Emmanuel sans causer de vagues. Elle ne représentait en rien une menace. Aucune comparaison possible avec Xiomara! On pouvait se confier à Elena, échanger des idées sans qu’elle devienne le centre du monde ni même de la conversation. » (p. 190)
     
  • Thèmes de l’aventure, de l’entraide, de l’amitié et de la famille, reflétant les intérêts variés et le quotidien des jeunes; sujets délicats de la discrimination, de la violence et de l’adoption, présentant une réalité sociale et rendant ainsi l’intrigue crédible.

    « Ils étaient les premiers à avoir réagi. La manœuvre se déroula rapidement. Toute la classe se retrouva bientôt à l’extérieur. Déjà un nouveau tremblement arrivait, plus grand, plus fort, plus terrifiant. La terre remuait en grognant comme un être vivant. D’instinct, les enfants se serraient les uns contre les autres. Ils virent la façade de l’école se lézarder de bas en haut, plusieurs fenêtres se briser. Des hurlements d’épouvante sortaient du bâtiment. » (p. 22)

    « - […] C’est après que je m’en suis rendu compte : ma propre fille avait été sauvée par un Indien! Je devais à un Indien le plus grand soulagement et la plus grande dette de ma vie. Pourtant, jusque-là, je n’avais fait que rejeter sa race. » (p. 110-111)
     
  • Narratrice omnisciente permettant de tisser des liens entre les pensées et les préoccupations des personnages et leurs vécus respectifs.

    « Manuel était ébloui que Serge l’englobe ainsi dans son amour et lui témoigne à lui aussi son affection. C’était surprenant et merveilleux. Tellement surprenant, mais encore plus merveilleux! Le jeune garçon n’avait pas l’habitude des câlins. Il décida qu’il s’y adapterait très vite… quitte à demander à Dieu d’envoyer un léger tremblement de terre de temps en temps! » (p. 64)

    « Et puis soudain, la vérité le frappa de plein fouet. Un coup de foudre à retardement! Cette fille qu’il considérait depuis presque quatre ans comme une copine si sympa, comme une sœur si gentille, comme une confidente si attentive, était bien plus que tout ça. Il ne s’était jamais arrêté à analyser ce qu’il éprouvait pour elle. » (p. 232)
     
  • Séquences dialoguées et descriptives permettant d’inscrire l’intrigue dans un contexte socioculturel précis (p. ex., valeurs, mode de vie péruviens).

    « - Écoutez, padre, il y a déjà une grosse somme de rentrée et ça continue d’arriver. Il faut comprendre que ce sont des personnes de pays industrialisés comme le Canada, les États-Unis, la France, l’Angleterre et d’autres pays d’Europe, qui répondent. Pour eux, cent dollars, c’est le prix d’un jeu vidéo; pour les gens d’ici, c’est le salaire mensuel de quelqu’un qui est bien payé. » (p. 88)

    « Ils roulaient, tous les six, dans la voiture prêtée par le garage en attendant l’arrivée de la fourgonnette que Serge et Françoise s’étaient décidés à acheter. La jeune femme éprouvait de la répulsion à s’entasser si nombreux dans le petit véhicule. Pourtant, les habitudes péruviennes leur auraient permis de voyager à trois ou quatre passagers de plus sans scandaliser ni effrayer personne! » (p. 148)
     
  • Photos et images en noir et blanc, placées ici et là dans le livre, permettant de se représenter visuellement des objets, animaux ou idées mentionnés dans l'histoire (p. ex., des pierres taillées en biseau, un condor, les parties d'un volcan, une carte du Pérou).

Langue

  • Registre courant employé dans l'ensemble de l'œuvre; registre familier employé dans certaines séquences dialoguées et caractérisé par des mots en espagnol, reflétant le milieu en question.

    « Arequipa se remettait du tremblement de terre comme une personne d’une maladie grave. La convalescence est toujours longue. » (p. 77)

    « - Elle était très fière que l’étranger l’ait remarquée. Surtout qu’il est blond. On dirait qu’elle fait une fixation sur les cheveux clairs et les yeux bleus. D’ailleurs, le gringo était le candidat idéal : il est rudement mignon! Mais comme elle veut dominer tout le monde, ça n’a pas duré. C’est comme avec Elena. » (p. 94)

    « - Au revoir, padre. Hasta luego! » (p. 152)
     
  • Énumérations, comparaisons et personnifications figurant surtout dans les descriptions des réactions des personnages et de leur environnement.

    « Des personnes allaient dans tous les sens. Des professeurs sans leurs élèves, des élèves sans leur professeur, des parents sans leurs enfants, des enfants sans leurs parents. » (p. 49)

    « L’habituelle colère fit irruption comme la lave d’un volcan qui se remet soudain en activité. » (p. 62)

    « La flûte gardait jalousement son secret. » (p. 189)
     
  • Champ lexical de la nature et de la richesse culturelle dont certains mots sont définis dans le glossaire à la fin du livre.

    « Les mots dansaient autour d’elle et prenaient des teintes de forêt, la blancheur de la neige, le bleu du ciel à travers des arbres sans feuilles. […]
    Les mots continuaient de virevolter et de faire apparaître de longs vols d’outardes, des meutes de loups, un imposant orignal, un écureuil pressé et la toute-puissante moufette devant qui les autres s’écartent. » (p. 100-101)

    « Ils avaient choisi une ravissante picanteria1, un de ces établissements en plein air typiques du Pérou. Les tables étaient dressées à l’ombre de tonnelles, dispersées dans un jardin charmant. Ses couleurs, ses odeurs, la douceur de son air en faisaient un endroit merveilleux.
    Au cours du repas, un groupe de musiciens vint discrètement s’installer. Les roulements sourds des tambours accompagnèrent bientôt la plainte de la flûte de Pan. Ces mélodies étaient l’âme des Andes. Elles montaient, s’étiraient, dansaient et envoûtaient. Elles disaient toute la nostalgie de chacun.
    1. picanteria : petit restaurant.» (p. 236-237)

Pistes d'exploitation

  • Demander aux élèves de rédiger un court texte présentant leur résolution de l'énigme de la flûte (pages 160-161 du livre).
  • Inviter les élèves à préparer certains mets péruviens mentionnés dans le roman et à les faire goûter à leurs camarades de classe lors d'un repas-partage.
  • Proposer aux élèves d'effectuer une recherche sur le Canada ou sur une province du Canada dans le but de préparer un feuillet informatif qui pourrait être utile à une personne comme Elena, intéressée à habiter dans un pays étranger.

Conseils d'utilisation

  • Utiliser un aperçu du premier tome de la série, avant la lecture d'Arequipa, dans le but de préparer les élèves à l'intrigue du roman.
  • Se servir de la section d’information et d’activités « Pour les curieux », avant, pendant et après la lecture, afin de mieux faire connaître le Pérou (aspects historiques, culturels, géologiques et géographiques) et de faire comprendre aux élèves le contexte présenté dans l'œuvre.
  • Accorder une attention particulière aux thèmes plus délicats abordés dans l’œuvre (p. ex., la discrimination, l'adoption, la violence).

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 7e à 12e année, Série : Sakados, Le bilan.


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