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Contes de la rivière Severn

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Aperçu

Partie à la recherche d’anciens n’ayant pas tout oublié du répertoire transmis jadis par la tradition orale, aidée d’un Cri parlant sa langue maternelle et l’anglais, Aurélie Resch a pu satisfaire sa curiosité et récolter souvenirs et anecdotes. La mythologie crie, personnalisant les forces de la nature et abritant de nombreux esprits, l’a séduite, d’autant qu’elle prenait toute sa dimension dans ce décor grandiose de terres immenses, gelées et désertiques. L’auteure a inventé huit contes qui s’adressent autant aux enfants qu’aux grands. Elle n’a pas la prétention de retranscrire dans ce recueil une part du répertoire des légendes traditionnelles cries, mais plutôt l’espoir d’attirer les lectrices et les lecteurs du monde entier de ce côté-ci du globe, où l’imaginaire se nourrit de manière si singulière.

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

Contenu

  • Contes mettant en scène un ou deux personnages principaux et quelques personnages secondaires facilement identifiables et généralement représentés par des animaux et des phénomènes naturels (p. ex., grenouille, Petit Ours, Esprit de la terre, vent du Sud).

    « Ce jour-là, Étoile du Matin et Bébé phoque étaient convenus de se retrouver sur la berge près du lieu où les baleines passent durant leur migration. » (p. 107)

     
  • Indices permettant d’attribuer une certaine vraisemblance aux personnages et à leurs réactions (p. ex., personnification, attribution de noms propres).

    « Viens contre moi et ne me quitte pas. Allons nous mettre à l’abri de ces buissons. Mieux vaut être prudentes. » (p. 85)

    « Lapin Blanc remarqua:
    - Il a perdu connaissance.
    - Vite, emmenons-le à l’intérieur. Nous tenons à présent notre monnaie d’échange contre notre paix.
    C’était le coyote qui venait de parler. » (p. 98)

     
  • Indices permettant d’identifier l’évolution des personnages et leur rôle dans la progression.

    « …mais depuis ce jour où il faillit mourir dans l’estomac d’un poisson, Jakabas est plus sage et se tient loin de tout endroit dangereux. » (p. 71)

    « Le vieil Esprit sut tout de suite qu’ils avaient changé. » (p. 78)

     
  • Noms des personnages généralement inspirés de la nature, ce qui est caractéristique de la tradition autochtone.

    « Ce jour-là, Étoile du Matin et Bébé phoque étaient convenus de se retrouver sur la berge près du lieu où les baleines passent durant leur migration. » (p. 107)

     
  • Narrateur omniscient qui permet à la lectrice et au lecteur de pénétrer dans les pensées et l’imaginaire des personnages principaux.

    « Le froid les cristallisa, formant instantanément une couche dure et pure comme le diamant sur le manteau blanc. » (p. 15)

    « La texture de l’air se modifia et un souffle, tellement léger qu’un fil de toile d’araignée n’aurait pas frémi à son contact, caressa la peau du vieil Esprit. » (p. 77)

     
  • Divers procédés narratifs (p. ex., utilisation de la chronologie, présence de nombreux dialogues, discours direct et indirect) contribuant à créer un univers narratif et à diminuer le niveau de complexité de l’œuvre.

Langue

  • Registre courant très représentatif du milieu socioculturel amérindien du nord de la Baie d’Hudson.

    « Ce matin-là, dans cette région du Nord, ne ressemblait pas aux autres matins. Le silence était très opaque et la neige épaissie par une valse incessante de flocons. » (p. 44)

    « Aujourd’hui encore, il n’est pas rare dans cette région du globe, de voir un Indien saluer l’esprit du lièvre ou louer le courage du loup. » (p. 101)

     
  • Variété de structures syntaxiques, de descriptions imagées et nombreuses figures de style (p. ex., comparaison, métaphore) ajoutant à la complexité du texte et permettant d’apprécier le style de l’auteure.

    « Ce fut comme si la terre de ce côté-ci s’était peint la bouche et lui souriait tendrement. » (p. 12)

    « Même les nuages étaient au repos. Le ciel et la terre, en habits de mariés, ne faisaient qu’un et il était impossible de dessiner une quelconque ligne de démarcation entre eux. » (p. 44)

     
  • Champs lexicaux évocateurs des thèmes du courage, de la vieillesse, de l’inquiétude face à l’inconnu, de la peur, du mystère, de la loyauté, de l’amour et du respect de la nature.
  • Indice de lisibilité approprié bien qu’assez avancé pour le lectorat visé en raison, entre autres, du lexique, des phrases plutôt longues et d’un vocabulaire riche et varié, quoiqu’assez usuel.
  • Nombreuses illustrations accompagnant chacun des contes et permettant d’enrichir les descriptions données par le narrateur.

Pistes d'exploitation

  • Étudier les œuvres artistiques de Natasha Batt dans le cadre d’un cours d’arts visuels. Interpréter la lecture sous forme de création artistique.
  • Étudier (p. ex., dans le cadre d’un cours d’études autochtones) les légendes racontées dans ce recueil et les comparer à la réalité des autochtones de la région de la Baie d’Hudson, plus particulièrement dans la région de la Severn.
  • Situer la région géographique où se passe l’action et inviter les élèves à en découvrir le climat, la géologie et la faune.

Conseils d'utilisation

  • Choisir un seul conte puis le comparer avec le texte d’une ou d’un autre auteur (p. ex., comparer le thème de la vengeance dans le conte Jakabas et le brochet et dans le roman La vengeance de l’orignal).


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