Recherche



Un pas, un sentier, une vie

AjouterAjouter à mon bac de lecture

Aperçu

Au début du 19e siècle, bon nombre de jeunes gens hardis quittent les seigneuries du Bas-Canada pour les forêts vierges du Haut-Canada. Épris de liberté, ces bûcherons, draveurs, coureurs des bois et pionniers désirant devenir propriétaires entraînent parfois leur famille dans cette grande aventure. Apprenti forgeron, Éloï écoute attentivement les récits de ces valeureux qui s’arrêtent à la forge. Cet amoureux de la nature et des grands espaces rêve de quitter le milieu où il est rejeté par son entourage. Résolu à refaire sa vie, Éloï prend un jour le sentier suivi par ces aventuriers pour découvrir le monde et goûter enfin à la liberté.

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

Contenu

  • Un personnage principal, Éloï, entouré de nombreux personnages secondaires dont un bon ami, Zébulon, et plusieurs autres qui constituent, entre autres, les trois générations de la famille qu’il a fondée avec son épouse Clara et autour desquels tourne l’intrigue.
     

    « Éloï, fils de Fleurette et Toussaint Leclair, était né le 25 mars et, d'après les renseignements du document, sa mère était décédée quelques jours après sa naissance. » (p. 16)

    « Zébulon apportait la bonne humeur autour de lui et Éloï était enchanté de l'avoir rencontré. Son compagnon disait vrai; il savait mettre de la gaieté dans une soirée. Enfin, Éloï avait un ami et la présence de Zébulon le réconfortait. » (p. 46)

    « À partir de ce jour, père et fils se rendirent souvent à la chasse ensemble et une grande complicité se développa entre eux. Léo écoutait Éloï qui le renseignait sur les plantes et les animaux. Le jeune garçon aimait les aventures et les légendes qu'Éloï lui racontait. » (p. 173)
     
  • Contexte socioculturel bien illustré par la présentation du style de vie rural de l'époque ainsi que par les traditions et valeurs des habitants francophones du Haut-Canada au XIXe siècle, comme le travail manuel (chez les hommes tout comme chez les femmes), la famille (mariages rapides, enfants nombreux), les traditions orales ainsi que la religion catholique.
     

    « - Savais-tu que dans le Haut-Canada les Anglais divisent leurs territoires différemment.
    - Vraiment?
    - On m'a dit que plusieurs propriétaires ont obtenu leur terre gratuitement. Ils étaient des loyalistes fidèles à la couronne d'Angleterre. Quelques officiers ont même reçu plus de deux mille acres de terrain. » (p. 42-43)

    « Ces hommes pouilleux qui empestaient la sueur et qui sacraient presque tout le temps possédaient néanmoins de belles qualités. Généreux et persévérants, ils travaillaient pour faire vivre leur famille en accomplissant ces tâches difficiles, malgré l'adversité. Ils devaient faire preuve d'une grande force physique et avoir du cœur au ventre pour affronter vent et poudrerie, sans oublier les dangers de blessures. » (p. 73-74)

    « Les jours, les mois et les années se succédèrent et, encore une fois, la famille Leclair s'agrandit. » (p. 161)

    « Le dimanche matin, ils récitèrent le chapelet et quelques prières en famille avant de sortir pour profiter de cette belle matinée d'automne. » (p. 205)
     
  • Narratrice omnisciente qui présente les pensées et réactions des différents personnages, qui permet de mieux saisir les enjeux sociaux et économiques de l'époque ainsi que l'ampleur des défis que les personnages doivent relever.
     

    « Éloï resta debout sur le quai plus d'une heure à regarder ces valeureux gaillards qui dirigeaient le train de bois. Attiré par cette aventure, il se dit que même si le parcours semblait périlleux, un jour il serait du voyage. » (p. 51)

    « Au début de leur périple, ils avaient dormi dans un petit hameau tout près de la frontière entre le Bas et le Haut-Canada où habitaient déjà quelques familles de Sainte-Marthe. Le lendemain, les habitants leur suggérèrent de prendre la direction de Vankleek Hill. » (p. 95)

    « Encore aujourd'hui, Éloï ne pouvait oublier ce drame qui avait débuté à l'automne 1846. Cette année-là, la misère régnait dans la région. Forcé par les circonstances à renier sa promesse, Zébulon avait accompagné ses fils au chantier. » (p. 175-176)
     
  • Nombreux indices spatio-temporels permettant de situer l’intrigue dans un temps (entre 1812 et 1875) et dans un lieu (milieu rural du Haut-Canada) précis.

    « Cette escapade n'était pas sa première, mais en ce jour de mai de l'année 1812, il avait trop flâné. » (p. 9)

    « En accostant à Pointe-Fortune, Zébulon expliqua que les rapides du Long Sault les empêchaient de continuer. Ils devaient donc poursuivre la route à pied pour se rendre à la seigneurie de Pointe-à-l’Orignal. » (p. 42)

Langue

  • Registre courant principalement employé dans l'œuvre; quelques traces d’un registre familier ressortant dans certaines séquences dialoguées et descriptives, surtout par la présence d’ellipses et d’expressions courantes de l’époque.

    « Rapidement, Julienne s'était dirigée vers la porte et avait trouvé sur la galerie un gros ballot de fourrure ainsi qu'un contenant de bois recouvert d'une peau de castor. » (p. 15)

    « - Le vent, c't'un maudit bon bûcheron, lança Zébulon. » (p. 60)

    « - J’ai la couenne dure, les moustiques ne s’approchent même pas de moi. » (p. 101)
     
  • Plusieurs mots en italique reflétant le vocabulaire employé à l'époque; certains de ces mots figurent dans le petit lexique à la fin du livre et sont accompagnés d'une courte définition.

    « Satisfait, le cook sortit du lard et du pain. » (p. 61)
    « (de l’anglais) cuisinier » (p. 314)

    « Après avoir fait leur toilette et lavé leur linge qu'ils étendaient autour des bunks, quelques hommes aiguisaient leurs outils sur la meule et reprisaient leurs vêtements. Sur les murs, ils avaient suspendu les fusils, les sciottes, les haches et les godendards. » (p. 64)
     
  • Phrases généralement courtes et de types variés (p. ex., interrogative, exclamative, déclarative) utilisées particulièrement dans les nombreuses séquences dialoguées.

    « - P’pa, j’ai assez d’argent pour m’acheter une terre.
    - Tu es décidé?
    - J’ai hâte de travailler pour moi-même.
    - Tu verras que ce n’est pas toujours facile.
    - Je serai mon propre maître. » (p. 251)

Référents culturels

  • Références fréquentes à divers éléments culturels des francophones du Haut-Canada au XIXe siècle : l'importance des familles nombreuses, le type de travail effectué par les hommes et les femmes, les légendes orales, les chansons et la religion catholique, qui était au cœur de la culture canadienne-française de l’époque.

    « Le premier dimanche de février, les gars assis autour de la cambuse écoutaient les conteurs qui en rajoutaient toujours pour impressionner leurs compagnons. » (p. 74)

    « - Nous devons jeûner au cours du carême, leur rappela Germaine. » (p. 86)

    « À la claire fontaine, m'en allant promener. J'ai trouvé l'eau si belle que je m'y suis baigné. Il y a longtemps que je t'aime, jamais je ne t'oublierai. » (p. 227)

Pistes d'exploitation

  • Discuter avec les élèves des valeurs des personnages du roman (notamment la famille et le travail) afin de voir en quoi ces valeurs se retrouvent toujours chez les francophones d'aujourd'hui; inspirer les élèves en leur faisant écouter la chanson Dégénérations de Mes Aïeux. Comparer ces valeurs à celles des élèves dont les familles viennent de différents pays et voir en quoi elles diffèrent ou se ressemblent.
  • Proposer aux élèves d’interviewer des adultes dont les parents ou grands-parents ont vécu au Canada français au XIXe siècle, afin d'obtenir des renseignements plus concrets sur le style de vie à cette époque; les élèves pourront ensuite comparer leurs résultats au contexte socioculturel et sociohistorique du roman.
  • Inviter les élèves à faire une recherche sur les vieux métiers dont on parle dans le roman (p. ex., draveur, bûcheron, forgeron).

Conseils d'utilisation

  • Avant la lecture, faire un retour sur les connaissances antérieures des élèves en ce qui a trait à l'histoire du Canada français (Bas-Canada et Haut-Canada).
  • Utiliser la carte de la région longeant la rivière des Outaouais (p. 310) pour situer les élèves lors de la lecture.
  • Consulter le lexique (p. 313-317) au fil de la lecture afin de faciliter la compréhension du roman.
  • Visionner des extraits du film ou de la série Les filles de Caleb et comparer la vie à cette époque et la vie dans le roman.


Tous droits réservés © 2014 FousDeLire.ca