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Ainsi parle le Saigneur

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Aperçu

Le Saigneur. Un fanatique religieux qui assassine ceux qui ne vivent pas selon les préceptes de la Bible. Fou de Dieu ou fou tout court?

À Chesterville, P.Q., ce tueur en série fera ses premières victimes : deux adolescents meurent tragiquement dans leur voiture incendiée. Dans ses messages au journal local, le Saigneur implore : « Arrêtez-moi, avant que je recommence! »

L’enquêteur Roméo Dubuc, lui, croyait que tout s’arrêterait là. Mais il n’avait rien vu. Et surtout, il ne pouvait pas deviner que la dernière victime du Saigneur subirait le sacrifice ultime.

Que Dieu lui vienne en aide…

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

Contenu

  • Roman policier mettant en scène trois personnages principaux et quelques personnages secondaires dont les relations permettent de comprendre assez facilement le déroulement de l’histoire.
  • Plusieurs descriptions, commentaires et indices utiles qui permettent d’en savoir davantage sur les personnages, leurs réactions, leur vraisemblance, leur évolution et leur rôle dans la progression de l’intrigue.

    « J’ai l’intention de vous faire perdre une bonne quinzaine de kilos. Vous savez qu’on creuse sa tombe avec ses dents! 
    - Mais je raffole des chocolats Laura Secord! » (p. 14)

    « Adéline Boisvert parlait en agitant sa canne d’un air menaçant. Elle était courte et frêle, mais énergique. Rivard estima qu’elle avait la soixantaine avancée. Ses cheveux gris flottaient sur ses épaules et ses petits yeux d’écureuil effarouché semblaient constamment aux aguets. » (p. 50)

    « Dubuc sirota bruyamment son Pepsi diète en agitant la main. » (p. 53)

    « Gilberte, c’était ma raison de vivre en dehors de la job. […] Maintenant je rentre à la maison le soir pis je parle aux murs. Si tu savais comme je m’ennuie d’elle, mon vieux! » (p. 122)
     
  • Descriptions imagées, comparaisons et métaphores enrichissant l’univers narratif et permettant de pénétrer dans les pensées et l’imaginaire des personnages principaux.

    « À gauche, une dizaine de tables de billard désertes en ce début d’après-midi s’alignaient le long des murs. » (p. 59)

    « Il s’approcha de Rivard allongé sur le plancher, le visage ensanglanté et l’œil droit tuméfié, et écrasa son mégot de cigarette près de lui. » (p. 62)

    « La vue du cadavre décapité et ensanglanté, ligoté sur une chaise, lui vira les tripes à l’envers. » (p. 107)
     
  • Équilibre entre les séquences descriptives, explicatives et dialoguées permettant de connaître la relation entre les personnages, ce qui diminue le degré de complexité du roman.
  • Narrateur omniscient utilisant entre autres le télescopage afin de permettre au lectorat de savoir ce que font les personnages importants.

    « Dubuc et Langlois firent déverrouiller l’appartement de Christian et sortirent leurs lampes de poche. » (p. 208)

Langue

  • Registre courant et parfois soutenu dans la narration et registre familier et populaire dans les dialogues.

    « J’imagine. Quand un gars met une étudiante enceinte et qu’elle est assassinée pas longtemps après, il doit marcher les fesses serrées! » (p. 69)

    « As-tu du fort, minou, quelque chose pour me calmer? Je me comprends pus, crisse! » (p. 101)

    « Elle aperçut bientôt l’édifice abandonné de grosses briques blanches et noires, ainsi que quelques carcasses d’autos dévorées par la rouille dans la cour. L’enseigne au-dessus de la porte d’entrée avait mal résisté aux intempéries. » (p. 154)
     
  • Variété de structures syntaxiques et plusieurs figures de style (p. ex., comparaison, métaphore) qui ajoutent à la complexité du texte et permettent d’apprécier le style de l’auteur.

    « Un petit vendredi soir plate comme la pluie qui claquait contre la fenêtre de son bureau au journal. » (p. 21)

    « Lui? Pfff… difficile à battre. Rivard est un coureur olympique de jupons, toutes catégories confondues, pas vrai Lulu? » (p. 83)
     
  • Nombreux champs lexicaux évocateurs des thèmes de la mort, de la violence, de la folie, de la justice, des systèmes de croyances, des structures familiales, de l’alcoolisme, du respect des lois et de la vie, du sens de l’éthique, de la solidarité et de l’amitié.
  • Indice de lisibilité approprié en raison, entre autres, du lexique compréhensible et adapté au lectorat visé, de la longueur des phrases et du choix de vocabulaire.

Pistes d'exploitation

  • Inviter les élèves à rédiger, en petits groupes, un scénario de roman policier s’inspirant du schéma narratif du roman puis à présenter leur scénario au groupe-classe.
  • Schématiser l’enquête criminelle des policiers et évaluer les conséquences juridiques des actes commis par les coupables.
  • Situer la région géographique de Chesterville, Québec, où se passe l’action et y découvrir le climat, le relief, les bassins hydrographiques, la géologie et la faune.

Conseils d'utilisation

  • Préparer les élèves à lire ce roman traitant de nombreux sujets délicats (p. ex., meurtre, violence, alcoolisme, pédophilie, fanatisme religieux) qui permettent toutefois de prendre conscience de certaines réalités entourant les enquêtes criminelles.
  • Utiliser ce roman dans le cadre des stratégies de promotion de la littératie chez les garçons.


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