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Une tournée d'’enfer

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Aperçu

François Séguin, chansonnier franco-ontarien, a planifié une tournée musicale d’été en Ontario. Il convainc son fils, Luc, de l’accompagner en lui disant qu’il pourra être son chauffeur. Au cours du voyage, Luc se pose des questions sérieuses lorsqu’il remarque qu’un homme bizarre assiste aux spectacles de son père. Qu’est-ce que cet individu veut à son père? Pourquoi le poursuit-il?

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

Contenu

  • Un personnage principal, Luc Séguin, âgé de seize ans, autour duquel gravitent quelques personnages secondaires : son père François, sa mère Sophie, Sylvie, jongleuse dans la troupe les Tournenronds, l’inspecteur Garneau, du Programme de protection des témoins, et Stan Bigras, récemment libéré de prison.

    « Le ravissement gagne tout le visage de Luc. Il n’imaginait jamais avoir une si belle occasion de se racheter auprès des Tournenronds. Ainsi, au cours des prochaines heures, il s’applique avec acharnement aux leçons que lui prodigue Sylvie. Plus tard, en quittant la troupe, il a la vive impression d’avoir découvert une nouvelle passion. Or, il se demande jusqu’où il pourra l’explorer. » (p. 52)

    « La voix riche et vibrante de François Séguin part de la scène et, à travers les haut-parleurs, se répand dans la foule comme une vague apaisante. Avec la fin du refrain, Luc entame son solo. Debout, à côté de son père, ses doigts glissent sur les touches de sa guitare électrique. » (p. 53)
     
  • Intrigue digne d’un roman policier, dont l’action se déroule sur les sites des festivals de l’Ontario.

    « Dans le cercle autour de lui, les gens le regardent avec admiration. Sur la grande scène du parc Bell, un peu plus loin, les techniciens s’affairent à préparer le prochain spectacle musical. Depuis son arrivée à Sudbury, Luc trouve le festival Boréal bien de son goût. » (p. 30)

    « Caché derrière des buissons à l’orée du parc du festival, Bigras vérifie que son revolver est bien chargé. Dans quelques minutes, il sera tranquille, satisfait de s’être vengé. » (p. 62)
     
  • Narrateur omniscient qui permet au lectorat de connaître les pensées, les émotions et les différentes perspectives des personnages.

    « "Je peux pas rentrer à Cornwall, se dit-il. Je commence à aimer ça, la vie d’artiste." Cependant, Luc connaît assez bien son père pour savoir qu’une fois son idée faite il ne la changera pas. » (p. 23)

    « "Les Séguin sont bien moins accordés qu’hier soir." L’inspecteur Garneau observe le père et le fils de loin dans leur camp à côté du site du festival du Loup à Lafontaine. Un climat tendu s’est établi entre les deux hommes. Ils se parlent peu, et même leurs gestes ont l’air saccadés. "Il doit y avoir une chicane dans l’air, pense l’inspecteur en se promenant sur le terrain du festival." » (p. 59)

Langue

  • Registre surtout courant et quelquefois familier ou populaire dans les dialogues, ajoutant à l’authenticité de l’intrigue.

    « - Câline de bine! s’exclame-t-il à voix haute. » (p. 11)

    « Les deux véhicules traversent le pont de la rivière des Français. Parvenu de l’autre côté du pont, François freine et fait un virage inattendu en U. La fourgonnette se trouve maintenant dans le sens inverse de la voie de la route. Le mouvement brusque soulève un nuage de poussière. Rapidement, François dirige la Westfalia dans l’entrée de la halte routière à côté du pont. Toutefois, le chauffeur de la voiture ne se laisse pas duper. Il freine à son tour et rebrousse chemin. » (p. 39)
     
  • Niveau de lisibilité approprié au genre littéraire et au lectorat visé et champ lexical lié entre autres au monde du spectacle.

    « - Souvent, entre le 23 et le 26 juin, il y a plusieurs spectacles de la Saint-Jean, explique François. Même si le 24, c’est la vraie fête, chaque communauté choisit une date qui lui convient. Souvent, ça dépend du jour de la semaine où tombe le 24 ou de la disponibilité des artistes. » (p. 28)

    « Luc pédale et avance sur scène, ses torches se succédant dans un anneau de feu cascadant tout autour de lui. Une fois au centre de l’estrade, il change brusquement de direction, va de reculons et ensuite en cercle en prenant de la vitesse. Tout en jonglant, il monte et descend du monocycle en mouvement. La succession de ces figures se déroule à une vitesse surprenante. » (p. 88-89)
     
  • Figures de style variées (p. ex., comparaison, métaphore, onomatopée) qui ajoutent de la couleur et de la vivacité au roman.

    « "Kaboumboum, kaboumboum…"
    Le bruit tire Luc de son sommeil. » (p. 11)

    « Toutefois, François continue à rouler à tombeau ouvert. » (p. 38)

    « Garneau avance rapidement, ses narines frémissant comme celle d’un chien de chasse à la recherche d’une proie. » (p. 80)

Pistes d'exploitation

  • Demander aux élèves d’essayer de jongler avec trois balles et d’expliquer la démarche utilisée (communication orale spontanée).
  • Tracer sur une carte routière de l’Ontario l’itinéraire de Luc et de son père, puis calculer le kilométrage parcouru.
  • Écrire les paroles d’une chanson que pourrait interpréter François ou Luc Séguin.

Conseils d'utilisation

  • Discuter du programme de protection des témoins, de la réinsertion sociale des prisonniers et des récidivistes.

Ressource(s) additionnelle(s)

  • CFORP. 2007. Fiches de lecture, 12 ans+, Une tournée d'enfer, Ottawa.


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