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Étienne Brûlé, tome 1 - Le fils de Champlain

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Aperçu

En 1608, Étienne Brûlé, âgé d’à peine 15 ans, embarque à Honfleur, en France, sur un navire, le Don de Dieu, avec à son bord nul autre que Samuel de Champlain. Destination : la Nouvelle-France. Très tôt, il deviendra le « fils spirituel » du célèbre explorateur. Étienne livrera bataille à ses côtés et l’impressionnera au point où Champlain lui confiera la délicate mission de rester tout un hiver auprès des Montagnais. Le jeune aventurier se liera d’amitié avec eux, apprendra leur langue, rencontrera la belle Shaîna, sera témoin de tortures et combattra les « Yroquois ».

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

Contenu

  • Deux personnages principaux, Étienne Brûlé et Thomas Godefroy de Bienville, entourés de nombreux personnages secondaires masculins (p. ex., Samuel de Champlain, membres de l’équipage du navire, membres de la tribu montagnaise); personnages féminins peu nombreux jouant les rôles de religieuses, d’amoureuses et de compagnes.

    « - Je vois, dit pensivement Thomas. Alors, nous avons déjà quelque chose en commun. Moi aussi je veux m'engager à bord d'un navire pour voyager sur les mers et vivre des aventures extraordinaires. » (p. 26)

    « N’ayant pu fermer l’œil de la nuit, Étienne se présenta à l’aube du treize avril mil six cent huit, au port de Honfleur pour admirer le Don de Dieu, le navire qui le transporterait vers son rêve, le Nouveau Monde. » (p. 35)
     
  • Intrigue historique reposant sur la survie, l’apprentissage de la culture amérindienne et les combats des deux jeunes Français.

    « C'est là qu'Étienne et Thomas apprirent les rudiments de la survie en forêt : la chasse à l'arc, le piégeage du grand et du petit gibier, la pêche sur les lacs gelés. » (p. 84)

    « Ayant survécu à ce terrible hiver canadien, Étienne avait développé, tout au long de la saison froide, une facilité à communiquer avec les Montagnais. » (p. 91)

    « Enfin, le 28 juin, l’expédition de guerre se mit en route. » (p. 95)
     
  • Séquences narratives et descriptives entrecoupées de nombreuses séquences dialogales qui ajoutent de la vraisemblance au récit.

    « Le Don de Dieu fit une entrée triomphale dans la petite baie. On tira plusieurs coups de mousquets en entonnant des airs connus. » (p. 58)

    « Composées de pieux plantés dans le sol et reliés les uns aux autres, ces cabanes étaient recouvertes de lambeaux d'écorce de cèdre ou de bouleau et de grosses branches de sapin. » (p. 60)

    « - Mais, on se connaît à peine! Que diront les autres?
    - Shaîna t’a choisi librement pour devenir son Unaupen, son homme. Le reste n’a pas d’importance si toi tu es d’accord. » (p. 87)
     
  • Narrateur omniscient qui raconte les péripéties des voyages d’exploration, révèle les pensées et les réflexions des personnages et rapporte les échanges entendus.

    « Il avait imaginé mille scénarios d'aventures tous plus héroïques les uns que les autres, mais aujourd'hui, la réalité le rattrapait. » (p. 35)

    « - […] Tiens, mange cette brioche! Je suis passé chez le pâtissier ce matin, lui dit Thomas. » (p. 35)

    « On n’entendait que le bruit des pagaies dans l’eau et des vagues qui frappaient les fragiles embarcations. » (p. 65)

Langue

  • Registre courant; dialogues agrémentés de mots et de répliques en langue montagnaise.

    « - Shaîna, je veux bien que tu sois ma Uteshkuem! » (p. 87)

    « - Étienne, Thomas, restez derrière et aussitôt le premier coup de feu parti, rejoignez-moi et faites feu, commanda Champlain. » (p. 99)
     
  • Figures de style variées (p. ex., métaphore, personnification, périphrase) qui mettent en relief les états d’âme des personnages et animent le récit.

    « Et lentement, au rythme des jours, Thomas s’habitua aux humeurs de la mer. » (p. 38)

    « Le premier à parler fut Étienne. Il avait bu les paroles du capitaine qu’il admirait pour ses qualités de meneur d’hommes. » (p. 40)

    « Après plus de deux heures à se remplir la panse et à pétuner, les quatre jeunes hommes se serrèrent la main avec force et se donnèrent l’accolade. » (p. 63)
     
  • Champs lexicaux évocateurs des divers thèmes (p. ex., navigation, armes).

    « Oyez marins! Oyez marins! Navire à bâbord! Navire loin à bâbord!

    Champlain tendit l’oreille. Les marins se rassemblaient et essayaient d’apercevoir le navire que leur indiquait le mousse perché dans la nacelle, à l’extrémité du mât principal. » (p. 39)

    « Équipé d’un carquois, d’un arc, d’un couteau à la jambe et tenant une arquebuse de l’autre main, il mariait les deux cultures avec aisance. » (p. 95)

Pistes d'exploitation

  • Demander aux élèves de faire une recherche sur les ouvrages édifiés, au Canada, en l'honneur de Samuel de Champlain et d’Étienne Brûlé (p. ex., monuments, écoles, ponts).
  • Inviter les élèves à écrire la fiche biographique d’Étienne Brûlé.
  • Proposer aux élèves d’imaginer des paysages de la Nouvelle-France à l’arrivée d’Étienne Brûlé et de les reproduire.

Conseils d'utilisation

  • Situer l’intrigue de l’œuvre dans son contexte historique.
  • Expliquer pourquoi les auteurs se permettent d’utiliser des termes comme « Indiens » et « Sauvages ».
  • Parler des systèmes de justice de l’époque.
  • Consulter le guide pédagogique disponible sur le site de l’éditeur.


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