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La petite fille qui ne rêvait jamais

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Aperçu

Voici l'histoire pas du tout triste d'une petite fille qui vit seule dans une bibliothèque abandonnée. Cette fillette savante sait tout faire : cuisiner, nettoyer, coudre, se soigner et, surtout… LIRE! Arrive un beau jour où elle découvre qu'elle a épluché absolument tous les livres autour d'elle. En entier! Alors, elle commence à s'ennuyer. Que fera-t-elle désormais? Elle se met à écrire, bien sûr! Or, pour y parvenir, il lui faut de l'imagination, ce qu'elle n'a pas! Mais voici qu'un curieux personnage surgit dans sa vie…

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

Contenu

  • Personnage principal, petite orpheline sans nom ni prénom, incapable de rêver, qui habite une bibliothèque abandonnée et s'amuse à parcourir les livres qui s'y trouvent.

« Il était une fois une petite fille sans nom ni prénom. Cette enfant bien particulière ne rêvait jamais. Elle ne s'ennuyait jamais non plus. Et pourtant, elle vivait seule. Sans famille, sans chat ni chien. Elle habitait une bibliothèque abandonnée où les étagères débordaient, regorgeaient, foisonnaient de livres. » (p. 6)

« Chaque jour, elle consacrait des heures à la lecture. Les phrases compliquées ne lui présentaient pas de difficultés! Des paragraphes à n'en plus finir, quel plaisir! » (p. 8)

  • Personnages secondaires, les livres, amis de la petite fille, qui lui racontent des histoires et lui apprennent à se débrouiller, et une petite souris, représentation de l'imagination de la fillette, qui apparaît lorsque cette dernière manque de créativité.

« Elle prenait grand soin de tous les bouquins : elle les dépoussiérait, les restaurait, les cajolait, les flattait, les couvrait de bisous. Et tout au long de la journée, elle leur parlait comme s'ils étaient ses amis.
En retour, les livres lui racontaient des milliers de récits, des tonnes d'histoires inventées et des tas d'événements vrais. » (p. 7)

« - Tu habites dans ma tête? Alors tu n'es pas réelle? demanda la gamine, les yeux ronds.
La souris trouva ces questions drôles. Tellement drôles qu'elle oublia sa peur et rit, son ventre tressautant de bonheur. Finalement, elle déclara :
- Bien sûr que je suis réelle! Je suis ton imagination, voyons! » (p. 30)

  • Conte à intrigue simple et amusante, qui incite le lectorat à laisser libre cours à son imagination; thèmes familiers (p. ex., imagination, lecture, bibliothèque, écriture) permettant au lectorat visé de faire des liens avec son vécu.

« Le lendemain, très tôt le matin, la petite érudite décida de commencer sa propre histoire.
Une belle, une merveilleuse, une délicieuse histoire, se dit-elle.
Elle prit un bout de crayon pas plus grand que son pouce et un vieux carnet décrépit aux pages vides, puis s'installa pour écrire. Il lui fallait un début, un milieu et une fin.
Que vais-je raconter? réfléchit-elle.
Elle attendit. Attendit. Et attendit encore un peu. Mais rien. Absolument rien ne lui vint à l'esprit. » (p. 17)

Présentation

  • Illustrations dominantes à style caricatural, occupant généralement pleine page et s'étalant souvent sur double page; scènes aux couleurs vives soutenant la compréhension du texte; visuel récurrent d'une clé et d'un trou de serrure symbolisant la clé magique qui ouvre les portes de l'imagination; présence d'éléments visuels (p. ex., idéogrammes, marche à suivre dans un livre de recettes, livres titrés) qui ajoutent de la vraisemblance à l'histoire.
  • Mise en page aérée; texte de 2 à 12 lignes, disposé à des endroits variés sur la page; caractères d'écriture généralement noir sur fond blanc ou coloré; taille de police adaptée au lectorat visé; citation d'Albert Einstein au début de l'œuvre et mot de l'auteure suscitant la réflexion du lectorat à la fin.
  • Utilisation de quelques éléments graphiques (p. ex., points de suspension, italiques, tirets) facilitant l'interprétation de l'œuvre.
  • Dimensions : 28 cm x 21 cm; couverture souple.

Langue

  • Registre de langue courant; utilisation de mots fréquents et familiers (p. ex., bibliothèque, lire, porte, sommeil, rêves); emploi de mots nouveaux (p. ex., foisonnaient, éreintées, avides, lambeaux, fulgurante) compréhensibles à l'aide du contexte.
  • Emploi de phrases de base, de phrases transformées et de quelques phrases à construction particulière; phrases généralement longues; utilisation d'une variété de types et de formes de phrases (p. ex., interrogative, exclamative, négative, impersonnelle) favorisant une lecture dynamique.

« Vers midi, elle se ravisa et entreprit d'écrire la recette d'un mets succulent qu'elle allait inventer de toutes pièces. Il lui fallait dresser la liste des ingrédients et expliquer les étapes de sa recette.
Une recette de quoi? se demanda-t-elle, en rongeant le bout de son crayon.
En après-midi, elle avait abandonné histoire et recette pour s'essayer au dessin. Il lui fallait d'abord faire une esquisse au crayon, puis ajouter de la couleur.
Que pourrais-je dessiner? songea-t-elle.
Hélas! La petite fille qui ne rêvait jamais n'avait pas une goutte d'imagination! » (p. 19-20)

  • Nombreux procédés stylistiques (p. ex., parallélisme, anaphore, expression imagée, personnification, énumération, onomatopée, interjection, métaphore) qui agrémentent la lecture; prédominance d'énumérations et utilisation de la rime, créant un ton léger et jovial.

« Parfois, ils faisaient rire l'enfant aux éclats. D'autres fois, ils la faisaient pleurer tout bas. Par moments, ça leur arrivait de lui donner une peur bleue. Mais bien souvent ils faisaient briller ses yeux. » (p. 7)

« La fillette avait appris très tôt à lire, à écrire et à compter. Elle pouvait tout lire. Elle pouvait lire vite. Elle pouvait lire très vite. Elle pouvait lire lentement si elle le désirait. C'était une petite fille tellement douée qu'elle pouvait même lire entre les lignes. » (p. 8)

« Elle venait de découvrir que ses livres ne pouvaient plus rien lui apprendre. Leurs feuilles à eux étaient ondulées, épuisées, éreintées, ex-té-nu-ées! » (p. 10)

« Bing! entendit-elle. Et son sang se glaça d'un coup. Elle venait d'apercevoir, à la lueur de sa chandelle, une souris aux lunettes rondes!
[…]
Oh non! Les souris sont des dévoreuses de livres, c'est bien connu! » (p. 13)

« Au coucher du soleil, elle n'avait rien couché sur papier. Son carnet était muet. » (p. 23)

  • Prédominance de séquences descriptives qui aident à se situer dans le temps et le lieu de l'action et à suivre le fil des événements; quelques courtes séquences dialoguées permettant de s'immiscer dans l'esprit de la fillette.

« Cette nuit-là, à bout de forces, elle ne récita pas de définitions de mots, ni de dates de naissance, ni de noms de villes. Rien de tout cela, car un lourd sommeil noir, sans images, sans imagination et sans rêves, l'engloutit au plus vite.
[…]
Ce matin-là, elle se fit un peu de thé et un bon bouillon de poulet. Puis, lentement, elle monta se reposer au grenier. Ses paupières étaient presque closes quand soudain bing! elle vit de nouveau la souris aux lunettes rondes. L'animal tremblotait, de peur que la fillette aille chercher son balai.
Curieusement, bizarrement, étrangement, l'enfant ne chassa pas le rongeur, mais lui dit :
- Te revoilà. Que fais-tu ici?
- J'habite avec toi. Là, fit la souris en pointant une patte frêle vers le front de l'enfant. » (p. 27-29)

« - C'est ça. Si tu continues à me chasser, tu ne pourras rien inventer. Mais si tu me retiens, on fera de belles créations dès demain. Histoires, recettes et dessins!
- Co… comment t'appelles-tu? balbutia la petite fille sans nom. » (p. 30)

Pistes d'exploitation

  • Rédiger, en groupe-classe, une devinette portant sur la souris qui représente l'imagination de la fillette. Demander aux élèves de rédiger une devinette portant sur l'animal qui représente leur imagination. Les inviter à présenter leur devinette au groupe-classe, puis à répondre à la question suivante, à la suite de leur présentation : Pourquoi dis-tu que cet animal représente ton imagination?
  • À l'aide d'un remue-méninges, dresser une liste de stratégies gagnantes pour contrer le manque d'imagination et de créativité en rédaction (p. ex., s'inspirer de mots dans un dictionnaire, s'inspirer d'images dans un livre, discuter avec un ami). Écrire les stratégies sur une grande feuille, puis afficher cet aide-mémoire dans le coin de rédaction.
  • Faire asseoir les élèves dans un cercle. Les inviter à prendre part à un exercice d'imagination en inventant un conte. Commencer à raconter une histoire (p. ex., Il était une fois un petit zèbre qui s'appelait Zino. Il était triste parce qu'il n'avait pas d'amis. Un jour,…), puis demander à chaque élève, à tour de rôle, d'y ajouter une phrase.
  • Animer une discussion à l'aide des questions suivantes : Qu'est-ce qui t'a plu dans ce conte? Qu'est-ce qui t'a déplu? Quel changement apporterais-tu à l'histoire?

Conseils d'utilisation

  • Présenter ou revoir les caractéristiques de la devinette afin d'en faciliter la rédaction.
  • Lire avec les élèves la citation d'Albert Einstein au début de l'œuvre, puis animer une discussion à partir de la question suivante : Pourquoi l'imagination est-elle plus importante que le savoir?
  • Encourager les élèves à lire d'autres œuvres de la même auteure, telles que L'arbre qui voulait être entendu, Amandine - La limonade rose et Amandine adore la cuisine!, dont les fiches descriptives se trouvent dans FousDeLire.

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, Maternelle à 2e année, Série : Mini TFO - Chansons 2, Mon imagination.
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 2e à 4e année, Série : Les fondamentaux, Entrer dans l'écrit le texte.


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