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Y'a pas de place chez nous

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Aperçu

Marwan et Tarek fuient leur pays en guerre. À bord d'un bateau surchargé, les deux frères affrontent l'inconnu et le danger. En compagnie d'autres sans-pays, les garçons cherchent une terre d'adoption. Mais partout on les repousse, on les ignore ou on les craint. Où trouver un pays pour vivre en paix, aux côtés de gens accueillants? Dans quel port? Sur quelle île? Dans quels cœurs?

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

Contenu

  • Personnages principaux, Marwan et Tarek, deux frères orphelins, qui fuient leur pays en guerre dans l'espoir de trouver une terre d'adoption où vivre en paix.

« Dans le bateau, Marwan et Tarek grelottent.
Les deux frères sont désormais des sans-pays. » (p. 5)

« Tarek demande à son grand frère :
- Est-ce qu'on pue?
- Dans notre nouveau pays, il y aura de l'eau. Pour boire et pour nous laver.
Dans notre nouveau pays, nous ne puerons plus, répond Marwan. » (p. 26)

  • Personnages secondaires, les adultes et les enfants entassés dans le bateau avec Marwan et Tarek, diverses personnes qui les repoussent ou les ignorent ainsi que les gens qui les accueillent dans leur pays.

« Le bateau s'approche d'une île.
Sur la rive, les gens crient :
- Y'a pas de place chez nous! » (p. 7)

« Le bateau s'approche d'une autre île.
- À l'aide! crient les sans-pays.
- …
- C'est la guerre chez nous. Est-ce qu'on peut s'installer chez vous?
- … » (p. 8)

« Le bateau dérive lentement vers une petite île.
Une femme sourit à Marwan et Tarek.
- Y'a pas vraiment de place chez nous, mais on va s'arranger, dit-elle.
- On va trouver de la place, réplique un homme.
- Venez! Venez! crient les enfants. » (p. 28-29)

  • Récit émouvant qui sensibilise le lectorat à la situation alarmante des réfugiés et à l'importance d'accueillir avec compassion, ouverture et respect ces nouveaux arrivants au Canada; sujet apte à susciter la réflexion de par les thèmes exploités (p. ex., peur, guerre, rejet, préjugé, souffrance, espoir).

« Les enfants pleurent tout le temps.
Les parents ont peur.
Les vieux ne dorment plus.
Il y a trop de bombes et trop de sang. » (p. 4)

« Une mère de famille murmure :
- Ces gens-là ne s'habillent pas comme nous.
Sa voisine rétorque :
- Ces gens-là ne parlent pas comme nous.
Un vieillard déclare :
- Ces gens-là ont l'air dangereux.
Un garçon dit :
- Ils sont vraiment sales. Ils doivent puer… » (p. 24)

« Les adultes ont tellement faim qu'ils n'ont plus de force pour crier.
Les enfants ont tellement soif qu'ils n'ont plus de larmes pour pleurer. » (p. 26)

« Pour la première fois depuis très longtemps, Marwan et Tarek sourient. » (p. 31)

  • Illustrations dominantes s'étalant généralement sur double page; utilisation de couleurs sombres et d'ombres encombrantes traduisant la détresse des réfugiés; emploi de plans et d'angles de vue variés (p. ex., plan moyen, plan rapproché, gros plan, vue frontale, vue latérale, vue en plongée) renforçant l'intention dramatique de l'œuvre et révélant les émotions effroyables des sans-pays; présence d'une étoile de mer, symbole d'espoir, dans plusieurs illustrations.
  • Mise en page dégagée, les illustrations occupant la plus grande partie de l'espace; texte organisé en courts paragraphes, harmonieusement intégré à l'illustration; dédicaces de l'auteure et de l'illustrateur au début de l'œuvre.
  • Présence de quelques éléments graphiques (p. ex., tirets, points de suspension, deux-points) qui facilitent l'interprétation de l'œuvre.

« Tarek demande à son grand frère :
- Pourquoi les gens ne nous répondent-ils pas?
Marwan hausse les épaules et dit :
- Peut-être qu'ils sont tous sourds… » (p. 9)

Langue

  • Registre de langue courant dans l'ensemble de l'œuvre; emploi des mots familiers « y'a » et « t'es » dans quelques séquences dialoguées; utilisation du mot inventé « sans-pays » accentuant la situation navrante dans laquelle se trouvent les réfugiés.
  • Emploi de phrases de base, de phrases transformées et de phrases à construction particulière; utilisation d'une variété de types et de formes de phrases (p. ex., interrogative, exclamative, impérative, négative), souvent courtes, soulignant la situation désespérée que vivent les sans-pays; présence récurrente de la phrase « Y'a pas de place chez nous. », suscitant de l'empathie chez le lectorat.

« Les familles n'ont plus le choix.
Elles doivent quitter leur maison.
Leur ville.
Leur pays. » (p. 5)

« - Vous êtes trop nombreux!
Y'a pas de place chez nous. » (p. 11)

« Après avoir ramé toute la journée, les sans-pays aperçoivent une longue bande de terre, parsemée de cerisiers en fleurs.
Une femme s'avance sur la grève et dit timidement :
- J'ai une petite maison, mais on pourrait s'y entasser…
Les voisins s'écrient :
- Tais-toi! T'es folle! Pense à nos enfants! » (p. 18)

« D'une voix tremblante, Tarek demande :
- Arrivons-nous bientôt dans notre nouveau pays? » (p. 26)

  • Utilisation de procédés stylistiques (p. ex., répétition, parallélisme, anaphore, comparaison) qui accentuent la détresse des sans-pays.

« Les sans-pays rament et rament.
Loin et longtemps.
Ils rament et rament.
Longtemps et loin. » (p. 6)

« Les sans-pays continuent de ramer.
Malgré la faim.
Malgré la soif. » (p. 12)

« Le président de l'île prend une voix solennelle. Sa déclaration tombe comme un couperet :
- Y'a pas de place chez nous. » (p. 20-21)

  • Courtes séquences descriptives permettant de se situer dans le temps et le lieu de l'action; séquences dialoguées révélant la détresse des sans-pays ainsi que les réactions des gens à leur égard.

« Au bout de deux jours, ils aperçoivent au loin une belle grande île.
Un énorme yacht fonce à toute vitesse vers le bateau.
- Y'a pas de place chez nous, dit le capitaine. Nos voisins vous aideront peut-être. En attendant, voici de quoi manger. » (p. 12-13)

« Est-ce que je pue? demande Tarek.
La petite fille sourit et lui dit :
- Un peu, oui. Mais pas pour longtemps. » (p. 32)

Pistes d'exploitation

  • Demander aux élèves de trouver dans Internet des photos de réfugiés et de les utiliser pour créer un collage collectif. Rédiger, en groupe-classe, quelques phrases rendant hommage à la force, au courage et à la persévérance des réfugiés, puis les écrire sur des bandes de papier. À l'aide d'un remue-méninges, dresser une liste de gestes réconfortants que l'on peut poser envers les réfugiés, puis les écrire sur des bandes de papier. Afficher le collage et les textes bien en vue dans l'école.
  • Inviter les élèves à visionner dans Internet la vidéo de la chanson Réfugié interprétée par Julien Clerc. Animer une discussion afin de les amener à déceler le message de la chanson et leur donner l'occasion d'y réagir.
  • Faire asseoir les élèves dans un cercle. Leur demander de choisir une illustration de l'œuvre, de nommer les émotions que ressentent les personnages qui s'y trouvent, puis d'expliquer la façon dont leurs expressions faciales et leurs gestes montrent ces émotions.
  • Proposer aux élèves, réunis en équipes de trois, de préparer une entrevue avec Marwan et Tarek en suivant les étapes suivantes :

1. Formuler des questions ouvertes que l'on pourrait poser aux deux frères qui arrivent d'un pays étranger (p. ex., Pourquoi avez-vous dû quitter votre pays? Quels obstacles avez-vous rencontrés lors de votre voyage en bateau? Comment vous sentez-vous depuis votre arrivée dans un nouveau pays? Que peut-on faire pour que vous vous sentiez à l'aise dans notre pays?), puis les noter sur une feuille.
2. Discuter d'une réponse appropriée à chaque question.
3. Assigner les rôles d'intervieweur ou d'intervieweuse, de Marwan et de Tarek.
Inviter les équipes à présenter leur entrevue devant d'autres groupes-classes.

Conseils d'utilisation

  • Sensibiliser les élèves aux enjeux sociaux (p. ex., préjugés, racisme) qui découlent de l'arrivée de réfugiés et à l'importance de bien accueillir ces nouveaux arrivants au Canada.
  • Informer les élèves au sujet de la Journée mondiale des réfugiés célébrée chaque année, à la date du 20 juin.
  • Visiter le site Web du gouvernement du Canada afin de découvrir ce que le Canada a fait pour accueillir des réfugiés.
  • Lire avec les élèves les dédicaces au début de l'œuvre, puis discuter de ce qu'elles révèlent au sujet de l'auteure et de l'illustrateur.
  • Encourager les élèves à lire d'autres œuvres de la même auteure, telles que Disparition sous le baobab, Les impatiences de Ping et Où sont passés les zippopos?, dont les fiches descriptives se trouvent dans FousDeLire.
  • Consulter la fiche d'exploitation pédagogique disponible sur le site de l'éditeur.

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 5e à 12e année, Série : Active-toi : Réfugiés.
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 1re à 7e année, Série : 1 Jour 1 Question : La crise des réfugiés expliquée en 15 minutes.
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 6e à 12e année, Série : Réfugiés syriens, divers épisodes.


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