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Nanuktalva

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Aperçu

Après une vie d'aventures, Nanuktalva, un vieil Inuit, se retire à Timmins, dans le nord de l'Ontario. Il s'y lie d'amitié avec une petite fille de cinq ans, à qui il apprend tout ce qu'il sait sur la vie nordique, ses défis, ses mystères et ses loups. Au passage, il l'initie aux coutumes de son peuple, à sa langue et à ses légendes. Il va même l'entraîner à des formes de combat nordique.

Mais ce bonheur ne durera pas. À l'aube de ses 17 ans, la vie de Gaïa connaît un tournant inattendu. Elle est recueillie à Vancouver par une tante qui nourrit des projets crapuleux à son endroit. Le vieux Nanuktalva ne la laissera pas faire et se battra de toutes ses forces pour protéger Gaïa, cette enfant qu'il aime comme sa propre fille.

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

Contenu

  • Personnages principaux, Gaïa, jeune fille métisse qui hérite de tous les biens de ses parents assassinés, et Nanuktalva, vieil Inuit prêt à risquer sa vie pour garder à ses côtés Gaïa, cette enfant qu’il aime comme sa propre fille.

    « … Gaïa fut convoquée rue Birch, par maître Beauregard, le notaire de ses parents. À cause du double deuil de Gaïa, il avait attendu le plus possible avant de tenir cette rencontre. La lecture du testament se fit en présence de Nanuktalva, ainsi que le spécifiait Ryan dans un document connexe. Gaïa héritait de tous les biens de ses parents. » (p. 114)

    « - Aidez-moi, commença le vieil Inuit, d’une voix tremblante. J’aime cette enfant comme si elle était mienne. Vivre sans elle est trop dur. Je veux l’adopter. » (p. 138)

    « - Nanuktalva, nous allons risquer notre vie. Ces gens sont des tueurs et n’hésiteront pas à nous abattre. Il faut agir comme eux. Tirer pour tuer.
    Nanuktalva se rendit sans trop discuter à leur argument. » (p. 165) 
     
  • Personnages secondaires, dont les parents de Gaïa, qui accueillent Nanuktalva dans leur famille, Helena Grangorini, tante de Gaïa, qui veut mettre la main sur son héritage, maître Beauregard, avocat de la famille Beaubien, qui se met du côté d’Helena pour forcer Gaïa à renoncer à son héritage, représentantes de la protection de la jeunesse et policiers qui forcent Gaïa à aller vivre chez sa tante, ainsi qu’Amipushu et Mikisow, amis de Nanuktalva, qui acceptent de l’aider à libérer Gaïa.

    « Avec le temps, Nanuktalva était devenu grand-papa pour la petite fille, avant d’être "adopté" par la famille, sur les recommandations de Gaïa, au cours d’une cérémonie émouvante. […] Ainsi, l’ancien coureur de toundra devint-il membre à part entière de la famille Beaubien. » (p. 14-15)

    « Le lendemain, les sinistres personnages de la protection de la jeunesse étaient de retour. Ils avaient fait les choses en grand. Deux voitures de patrouille les accompagnaient.
    […]
    Une heure plus tard, l’adolescente fut conduite à l’aéroport de Timmins par deux solides policiers en civil, experts ceintures noires de kung-fu, lui fut-il spécifié. Elle se rendait à Vancouver où l’attendait sa tante, une parfaite étrangère qu’elle détestait déjà ardemment sans même la connaître. » (p. 129-134)

    « … une mine d’argent, apparemment très productive, que je n’ai pas mentionnée sur le testament que détient maître Beauregard, mon notaire habituel. Je ne lui fais pas entièrement confiance. Ta tante a le bras long. Elle a des oreilles dans tous les coins. J’ai d’ailleurs l’intention de faire un autre testament sans en informer ce notaire. S’il marche avec elle, il le lui dira aussitôt. » (p. 154)

    « Si elle avait réussi l’attentat contre les trois Beaubien, Helena aurait hérité de tout. Mais Gaïa avait survécu. Sa tante n’en éprouva qu’un agacement passager. […] Il était trop tard maintenant pour faire disparaître sa nièce, du moins dans l’immédiat. La tutelle de ses biens suffirait pour l’instant. Il serait toujours temps, plus tard, de lui faire avoir un accident quelconque. » (p. 157)

    « Il alla trouver deux jeunes hommes de son voisinage, un Innu, Amipushu, "Étendue d’eau douce", et un Kristineau, Mikisow, "Aigle Royal", auxquels il avait enseigné le kung-fu et l’aïkido. […] Bûcherons, vivant en pleine nature, les deux colosses experts en arts martiaux ne demandaient qu’à se mesurer à la bande de vauriens qui détenaient leur jeune amie. » (p. 163)
     
  • Roman d’aventure dans lequel un assassinat vient troubler la vie de Gaïa, tenant le lectorat en haleine du début à la fin; schéma narratif comprenant plusieurs retours en arrière permettant de comprendre la vie, la culture et les mœurs de Nanuktalva; thèmes aptes à capter l’intérêt du lectorat visé (p. ex., amitié, préjugés et stéréotypes, coutumes et mœurs inuits, corrruption).

    « Les attaches fraternelles de Nanuktalva avec les Beaubien remontaient à très loin, jusqu’au grand-père paternel de l’enfant, Anselme, lors d’un de ces épisodes dramatiques qui foisonnent dans le Nord. Nanuktalva avait 19 ans, Anselme 17. Nanuktalva lui avait sauvé la vie… » (p. 15)

    « - Dans certaines tribus nordiques, prononcer le nom de la personne en sa présence aurait été insultant, tout comme il serait impoli de la désigner du doigt. On utilisait simplement des mots indiquant l’endroit où la personne se tenait, ou un trait marquant, spécifique de sa personnalité, la couleur de ses vêtements, quelques détails pris sur le vif. » (p. 18)

    « - Il y a des gens qui vous appellent Inuits, d’autres Esquimaux, remarqua-t-elle pendant qu’il préparait le repas des chiens. C’est quoi le vrai mot?
    - Les ignorants disent Esquimaux, "Ceux qui mangent la viande crue". Ce sont les Kristineaux qui nous ont baptisés ainsi. En vérité, Esquimau est une injure, de l’ironie blessante. » (p. 41)

    « - … J’étais arrivé vers le milieu de la matinée, pas très à l’aise dans ce village principalement peuplé de Blancs. Un peu plus tard, j’eus faim. J’entrai dans un restaurant. On refusa de me servir. Une terrible bagarre s’ensuivit.
    […]
    - Mais… t’avais rien fait! Pourquoi ils t’ont battu?
    - Parce que… j’avais des plumes dans les cheveux. » (p. 45)

    « - Tu fais tant de belles choses pour moi, grand-papa Nanuk… Je t’aime si fort… que des fois, ça me donne envie de crier.
    À la grande surprise de l’enfant, les yeux de Nanuktalva s’emplirent de larmes.
    - Pourquoi tu es triste? Je t’ai fait de la peine?
    - Au contraire… je suis… si content. » (p. 62)

    « Bien entendu, les crimes d’Helena ont été mis en lumière par une enquête. Arrêtée pour le mal qu’elle vous a fait, elle a aussi été accusée de diverses horreurs, dont le trafic de personnes dans le but de pousser des jeunes filles à la prostitution. » (p. 195-196)
     
  • Mise en page aérée; texte réparti en 15 chapitres titrés et numérotés; liste des œuvres de l’auteur, dédicace et citation au début de l’œuvre; renseignements sur l’auteur, table des matières et liste des livres de la même collection à la fin de l’ouvrage; format livre de poche.
  • Présence de quelques éléments graphiques (p. ex., guillemets, tirets, points de suspension, italiques) qui facilitent l’interprétation de l’œuvre; petits symboles indiquant un laps de temps ou un changement de scène dans certains chapitres.

    « Comme par le passé, Gaïa se confiait plus volontiers à Nanuktalva qu’à ses parents. "Il est plus simple de livrer ses petits secrets à un ami compréhensif qu’à sa propre mère", lui avait-elle révélé, sans la moindre réticence. » (p. 83)

    « - Gaïa, je suis désolée… Orpheline, tu ne peux rester dans cette maison avec ton ami. Les mauvaises langues ne vont pas tarder à se délier.
    - Que… que veux-tu insinuer? bredouilla Gaïa. » (p. 116)

    « Si tu as cette lettre entre les mains, c’est que je ne suis plus de ce monde. Mort naturelle… ou non. Ce que je vais dire risque de te surprendre, mais c’est la stricte vérité. » (p. 153)

Langue

  • Registre courant dans la narration et parfois familier ou populaire dans les dialogues; utilisation de plusieurs mots de la langue inuktitut contribuant à la vraisemblance de l’œuvre.

    « Gaïa regardait le vieux, les yeux brillants de plaisir anticipé. Il se mit à rire. Elle déformait toujours son nom de dix façons différentes. Il le lui fit remarquer. Faisait-elle sciemment ces fautes en guise de taquinerie? Elle qui pouvait se souvenir de mots de 20 lettres quasiment sans erreur, serait incapable de retenir "Nanuktalva"? » (p. 17)

    « - Heu, ma mère m’appelait Ikraluktoromanarevok, "Je mangerais bien du poisson".
    Ikraluk, au début… Je connais ce mot, s’exclama l’enfant. C’est saumon! » (p. 19)

    « Le vieux fronça les sourcils et lâcha, d’un seul souffle :
    Annaodjutiksatuarigomagaluaraptigo. Voilà!
    - Là, c’est n’importe quoi!
    - Pas du tout. J’ai dit : "Parce que nous voulons cependant avoir celui-là comme moyen de nous sauver." » (p. 61)

    « - Heureusement que toi t’es juste une moitié. Si t’avais été entier… Brrr! J’tremble rien qu’d’y penser. » (p. 63)

    « Gaïa sembla d’abord ne pas prêter attention aux paroles de son interlocutrice. Puis, avec une vitesse surprenante, la gifle partit.
    - Ça, c’est pour "le vieux fou", maudite sorcière. » (p. 132)
     
  • Utilisation d’une variété de types et de formes de phrases (p. ex., déclarative, interrogative, exclamative, impérative, négative, impersonnelle) favorisant une lecture dynamique; phrases parfois lourdement ponctuées traduisant les émotions des personnages; agencement agréable de phrases de différentes longueurs ajoutant du rythme à la lecture.

    « Nanuktalva s’était décidé à lui raconter sa vie deux ans plus tôt, après l’avoir ramenée de la garderie. Gaïa lui avait demandé :
    - Tu m’as dit que t’avais écrit un livre… Tu l’as caché au grenier? Tu me le montres? 
    Il avait souri. Le livre! Celui qu’il rédigeait depuis 40 ans, une sorte de journal de vieil étudiant. Mais où commencer la narration et surtout, comment la terminer? » (p. 26)

    « - Nanuk… il est si mignon. Un loup blanc, c’est rare hein? Pis, t’as vu ses yeux, bleus comme ceux d’un husky. Mettre des pièges, c’est vraiment méchant… Qui va s’en occuper? » (p. 48-49)

    « - Nanuk… derrière nous… deux chasseurs… Ils ont l’air de nous suivre depuis ce matin. Ils marchent à la vitesse de notre chariot.
    […]
    - Ce ne sont pas des chasseurs, ma chérie. De plus, ils sont quatre. Il y en a deux autres qui se baladent sur notre gauche. Ces braves gens nous accompagnent depuis notre départ de la cabane.
    - Helena nous a donc retrouvés, sitôt qu’on y a remis les pieds! » (p. 178)

    « - Frappe-le au cœur, Nanuk!...
    Mais son vieil ami n’en fit rien. Il semblait hésiter. En un tel moment? C’était impensable. À la vérité, Nanuktalva n’osait pas faire le geste salvateur. » (p. 186)
     
  • Plusieurs figures de style (p. ex., hyperbole, comparaison, métaphore, personnification, énumération, antithèse) qui enrichissent le texte et agrémentent la lecture.

    « Six mois plus tard, elle mourut de chagrin, une journée pleine de soleil et de chants d’oiseaux, termina le vieux, en un sanglot difficilement maîtrisé. » (p. 16)

    « L’homme se décrivait comme "un vieux seulement en années". Il était solide, telle la branche du chêne que parcourt la sève printanière. »
    […]
    « Il était loup dans sa forêt, ours blanc invisible sur sa banquise, feuille sur la branche. Il était cri du coyote, vol de l’aigle. Il était l’Inuk. L’Homme. » (p. 25)

    « Il se levait toujours tôt, uniquement pour avoir la satisfaction d’admirer le soleil qui se faufilait à travers les pins tapissant les collines. » (p. 47)

    « Le père de Gaïa pénétra dans le salon avec l’analgésique ainsi que d’autres produits indispensables : antibiotiques, désinfectant, bandages, aiguilles et fil catgut, employé en chirurgie pour recoudre les plaies. » (p. 50)

    « Ils riaient, ils pleuraient, leur monde vacillait sur son assise. Ils étaient terrifiés! » (p. 120)
     
  • Séquences descriptives qui permettent de s’imaginer les personnages et les lieux; séquences explicatives cernant l’histoire des Inuits; séquences dialoguées révélant les émotions des personnages et injectant parfois des brins d’humour dans le texte.

    « Nanuktalva était un colosse de deux mètres, âgé de 58 ans « environ » […] Même à cet âge, son corps comptait davantage de muscles que d’embonpoint. L’homme et la cabane étaient de la même espèce. Ils se ressemblaient. Rudes et âpres, écorce et peau craquelées par les ans et les intempéries. Ils vieillissaient au même rythme. » (p. 12)

    « Sur le côté du petit domaine, il avait empilé plusieurs belles pierres de couleurs différentes, ainsi que le faisaient les chasseurs de son pays, pour effrayer les caribous et leur faire suivre un chemin déterminé. Ces tuktu-Inuksuk, structures construites dans une attitude humaine, pouvaient aussi indiquer une direction. » (p. 23)

    « - Je sais. Respire à fond. Comme dans la… heu, médication sans les sandales.
    Il se retint de rire pour ne pas la froisser.
    - C’est ça. La méditation transcendantale.
    - Exactement c’que j’ai dit, mais d’une autre manière. » (p. 30)

    « Les Jeux de l’Arctique n’étaient pas seulement des épreuves sportives. Ils constituaient aussi un reflet fidèle de la culture, de l’éducation et de la spiritualité des peuples nordiques. Il fallait non seulement être un athlète pour y participer, mais encore être un citoyen responsable de la nation que l’on représentait. » (p. 92)

    « Gaïa et Nanuktalva se firent face. D’un même mouvement, ils tombèrent dans les bras l’un de l’autre.
    - Beau coup de pied, ma belle…
    La jeune fille vit le sang qui s’écoulait de l’épaule de son vieil ami. Elle devint livide.
    - Mon Dieu, Nanuk, tu… tu es blessé!
    - Je pense que ce n’est pas grave.
    Gaïa alla chercher un rouleau d’essuie-tout dans la cuisine.
    - Colle ça sur ton épaule, je m’occuperai de toi plus tard. » (p. 168-169)

Référents culturels

  • Référents culturels de la francophonie ontarienne (p. ex., Alexandria, Timmins, journal Les Nouvelles, École élémentaire Anicet-Morin, École secondaire Renaissance, Université de Hearst, Université d’Ottawa) et canadienne (p. ex., Trois-Rivières, Québec).
  • Nombreuses références à la culture, aux traditions et aux valeurs autochtones.

    « Doucement, il était devenu le Nord. Son nom d’ailleurs, l’indiquait sans erreur. Nanuktalva, "Celui qui marche comme un homme", c’est-à-dire, l’ours. » (p. 12)

    « - Nanuk… Comment… comment tu dis le nom des saisons en langue uniktaturque?
    - On n’a pas de mois, seul l’état de la glace nous situe dans le temps… L’Hiver, on dit : "C’est l’époque où la glace est dure"… » (p. 17)

    « Innue de naissance, Maikan-Waapaw, "Louve blanche", avait été baptisée Irana le jour de son mariage. Son mari préférait son nom en langue naskapi et ne l’appelait que Maikan-Waapaw. » (p. 20)

    « … Nanuktalva avait commencé à entraîner Gaïa dans le but de la faire participer aux Jeux arctiques des Autochtones inuits et dénés […] Gaïa étant métisse, Nanuktalva avait dû lui obtenir une dispense, facilement accordée, puisque l’entraînement de la jeune fille était supervisé par une personne originaire d’un peuple autochtone. » (p. 78-79)

Pistes d'exploitation

  • Demander aux élèves, regroupés en dyades, de trouver, dans quelques chapitres assignés, des indices (p. ex., gestes, paroles, pensées) qui permettent de connaître les personnages. Leur suggérer de créer une présentation multimédia afin de présenter leurs trouvailles au groupe-classe.
  • Relire, en groupe-classe, la partie du chapitre 13 où Nanuktalva donne sa vie pour sauver celle de Gaïa (p. 184-187). Animer une discussion à partir des questions suivantes : Nanuktalva avait-il raison de ne pas tuer l'ourse? Pourquoi?
  • Demander aux élèves, réunis en équipes, de modifier l'histoire à partir du moment où Nanuktalva et Gaïa font face à une ourse et ses oursons dans la forêt (p. 182). Les inviter à lire leur rédaction devant le groupe-classe.
  • Proposer aux élèves, réunis en équipes, de lire les renseignements sur Gilles Dubois présentés à la fin de l'œuvre, puis d'établir des liens entre son vécu et son œuvre (p. ex., Vécu : Il fait de la sculpture sur glaise. Œuvre : Gaïa pénètre dans l'atelier de Nanuktalva et y découvre une sculpture de glaise inachevée sur laquelle il travaillait depuis longtemps.). Inviter les équipes à faire part de leurs trouvailles au groupe-classe.

Conseils d'utilisation

  • Prévenir les élèves qu'il est question de corruption (p. ex., assassinat, enlèvement de jeunes filles, paiement pour accomplir une tâche criminelle) dans le roman.
  • Encourager les élèves à lire d'autres œuvres de Gilles Dubois, telles que Akuna-Aki, meneur de chiens, L'homme aux yeux de loup et La piste sanglante, dont les fiches descriptives se trouvent dans FousDeLire.

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 10e à 12e année, Série : Unique au monde, L'ours polaire, seigneur du Grand Nord.
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 9e à 12e année, Série : Terres arctiques, De l'or et des caribous.
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 10e à 12e année, Série : Villages et visages, Timmins.


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