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Une âme suffit

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Aperçu

Lorsque Cassandre, une orpheline, est adoptée par un couple, elle est loin de se douter qu'elle vient de pénétrer dans un monde mystérieux. Ses parents lui lèguent bientôt un cadeau : la jeunesse éternelle. Mais il y a un prix à payer pour l'immortalité… et Cassandre n'est pas prête à s'y soumettre! Elle tente de passer inaperçue dans sa nouvelle école, mais Antoine remarque ses curieuses facultés. Décidé à se rapprocher d'elle, il lui remet un jour une bande dessinée de son cru, qui semble indiquer qu'il a percé l'étrange identité de Cassandre. Ni super héroïne, ni vampire, qui donc est-elle? Devra-t-elle sacrifier son âme sœur pour recouvrer la liberté?

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

Contenu

  • Deux personnages principaux, dont Cassandre, la narratrice, une jeune fille de seize ans, transformée, contre son gré, en vampire voleuse d’âmes, et Antoine, un compagnon de classe populaire et talentueux, éperdument amoureux d’elle, qui se révèle être son âme sœur.

    « Je me souviens encore de l’étrangeté de la situation ce matin-là en me réveillant […] Mon ouïe me semblait plus vive […] Je pouvais voir à des lieues à la ronde… Je reculai, pensant à un miracle, jusqu’à ce que mon regard croise mon reflet que me renvoyait le miroir. Enfin, je crus au premier abord que c’était moi, mais en m’approchant, je pus noter quelques différences. Sa peau était plus pâle que la mienne. […] Elle était bien plus jolie que moi. Ce qui me frappa encore plus, ce furent ses yeux. Les miens étaient d’un brun plutôt terne, mais les siens… Ils étaient d’un bleu profond, magnifiques et étrangement attirants. Je me rendis compte que l’image que me renvoyait la glace était bien la mienne et je commençai à paniquer. Qu’est-ce qui avait bien pu m’arriver?! » (p. 13-14)

    « Il m’avait lui-même raconté qu’il était membre du comité de débat, de la ligue d’improvisation et du conseil étudiant. Je savais aussi qu’il était un grand sportif, car il jouait au hockey, au volleyball, au soccer et au badminton pour l’école. » (p. 101-102)

    « Dans un espace hors du temps, je posai ma main sur sa joue :
    - Antoine… Je t’aime, mais…
    […]
    - C’est vrai, Cassandre? M’aimes-tu autant que moi je t’aime? Tu sens mon cœur, comme il cogne dans ma poitrine? Chaque fois que je te vois ou que je sais que tu approches, c’est à cette vitesse-là qu’il bat. » (p. 193)
     
  • Trois personnages secondaires importants, tous vampires et immortels, dont Célestine et Constantin, les parents adoptifs de Cassandre, qui lui donnent la vie éternelle en cadeau d’anniversaire, et Cléonie, leur fille adoptive, qui voit au bon fonctionnement de la maison.

    « - … Je m’appelle Célestine et celui qui conduit, c’est mon mari, Constantin. Tu peux aussi nous appeler maman et papa, si tu veux. » (p. 9)

    « … je fis la connaissance de Cléonie, une grande et belle blonde aux cheveux ondulés. Elle me sembla bien juvénile malgré ses vingt et un ans. […] Elle faisait également figure de femme à tout faire depuis un moment déjà dans la maison et semblait heureuse de cette fonction. » (p. 11-12)

    « Célestine tourna la tête vers son mari pour lui dire :
    - Elle ne comprend pas…
    - Laisse-moi essayer, nous devons y aller en douceur… Cassandre, tu ne pourras jamais avoir d’enfants, ni grandir d’ailleurs. Ton corps s’est figé pour toujours, tu comprends? » (p. 17)
     
  • Roman à caractère fantastique qui propulse le lectorat dans une aventure mystérieuse; intrigue riche en rebondissements, tenant le lectorat en haleine du début à la fin; thèmes principaux – le vampirisme et l’amour – aptes à intéresser le lectorat visé.

    « - Nous t’avons donné l’immortalité, mais il y a tout de même un prix à payer… Tu es devenue ce que nous appelons une voleuse d’âmes. Pour subsister, tu dois te nourrir de l’âme des humains. » (p. 19)

    « Antoine plongea ses yeux dans les miens pour répondre :
    - Parce que dès que je l’ai vue, j’ai su que c’était la femme de ma vie. » (p. 185)

    « - … Je vais être honnête, Papa, j’aime Antoine, et même si je sais qu’il n’y a aucun avenir pour nous, je vais profiter du temps qu’il m’est donné de passer avec lui! » (p. 188) 
     
  • Schéma narratif particulier débutant au moment où Cassandre visionne un ancien film de Dracula, suivi d’un récit relatant la façon dont elle est devenue vampire ainsi que les hauts et les bas de sa relation amoureuse avec Antoine, d’un retour au présent et d’une fin heureuse.

    « Par simple curiosité, je m’approchai de l’écran. Son nez était crochu, sa longue cape noire flottait autour de lui comme les plumes d’un corbeau. […] Et dire que des gens avaient réellement eu peur du film Dracula en 1931, quelle blague! » (p. 5)

    « Célestine et Constantin se trouvaient debout au bord de mon lit. […] Une étrange lumière bleue était sortie de ma bouche et j’avais ressenti une légère douleur qui m’avait coupé le souffle. » (p. 13)

    « - Cassandre! Attends-moi!
    Je l’ignorai et continuai ma route à grandes enjambées. Il me rejoignit en vitesse, le manteau de travers et le souffle court.
    - Laisse-moi au moins t’expliquer!
    - Il n’y a rien à expliquer. Tu as ta vie et j’ai la mienne. Maintenant, si tu veux bien me laisser tranquille, j’aimerais continuer mon chemin sans compagnie. » (p. 140-141)

    « - Cassandre, tu es occupée?
    […]
    - Je regardais un film de Dracula. Celui de 1931…
    - Alors, pourquoi est-ce que c’est sur "Pause"?
    Je me retournai vers l’écran. J’avais oublié que j’avais arrêté le film. Ça devait faire longtemps; j’étais rentrée vers midi et le soleil se préparait à se coucher. » (p. 210)

    « - Je t’en supplie, Cassandre, embrasse-moi…
    Je fus incapable de résister […] Ses jambes cédèrent soudainement, et je l’attrapai avant qu’il ne tombe au sol. Je l’étendis du mieux que je pus avant de me rendre compte que les larmes inondaient déjà mon visage tandis que son cœur, une fois de plus, avait cessé de battre… » (p. 235)

    « C’est vrai, cette année, c’était différent… J’avais enfin dix-sept ans! C’était un sentiment merveilleux de vieillir! Je lui tendis la bougie en souriant. Notre avenir prenait un nouveau départ, je le sentais. » (p. 276)
     
  • Mise en page aérée; œuvre répartie en 22 chapitres, chacun chapeauté d’une citation contenant le mot « âme »; présence, en annexe, de la note manuscrite qu’Antoine laisse à Cassandre avant d’accepter le baiser de la mort ainsi que d’une bande dessinée de six pages, vivement colorée, celle que le jeune homme crée pour son amoureuse au cours du roman.
  • Nombreux éléments graphiques (p. ex., guillemets, tirets, italiques, majuscules, caractères gras, points de suspension) qui facilitent l’interprétation de l’œuvre.

    « Bien entendu, je ne m’étais pas attendue à voir en manchette : "Une jeune voleuse d’âmes sans expérience fait sa première victime". » (p. 25)

    « - Tu connais la chanson C’est le début?
    - Du film Anastasia?
    - Oui, celle-là! » (p. 119)

    « Tout le reste de la journée tourna autour de cette blague, et j’en eus vite assez. Je pris note de NE PLUS JAMAIS FAIRE DE BLAGUES! » (p. 129)

    « Me tournant vers Cléonie, j’utilisai notre langage secret :
    "ÇA Y EST, J’AI COMPRIS : ILS VEULENT LE TUER!" » (p. 176)

    « Devant mon visage plutôt fermé, il rougit et ajouta :
    - Enfin… Je croyais… Je pensais que toi et moi… » (p. 266)

Langue

  • Registre de langue courant dans l’ensemble de l’œuvre; emploi de quelques mots familiers compréhensibles grâce au contexte; certains mots (p. ex., vampire, âme sœur) définis pour assurer la juste compréhension du terme.

    « Quand je dis "nous", je parle bien entendu des vampires… Mais attention! Je ne parle pas de ces suceurs de sang qui me donnent envie de vomir, mais de notre race. Le mot "vampire" signifie en fait "voleur de vie", et c’est ce que nous sommes… » (p. 5-6)

    « Je compris que, pour moi, il n’y aurait jamais de fin. Je serais toujours comme ça… Éternellement et pour l’éternité… Ces mots me fichaient la trouille et me faisaient vraiment frissonner de peur. Je n’étais pas prête à ce genre d’existence. » (p. 23)
     
  • Emploi d’une variété de types et de formes de phrases (p. ex., impérative, interrogative, impersonnelle, exclamative, négative, passive) contribuant à la lisibilité de l’œuvre; phrases parfois lourdement ponctuées, traduisant les émotions des personnages.

    « Surprise, je mis la main sur mon cœur, et c’est à ce moment que je m’en aperçus… Il n’y avait aucun battement, aucune pulsion, le néant. » (p. 14)

    « - Comment ça, déjà? Ce n’est pas normal que je tienne encore debout! Oh… Ça y est, je comprends : je suis morte! C’est ça? Oh non, je savais que je n’aurais pas dû les suivre… Ils m’ont tuée dans mon sommeil! » (p. 15-16)

    « - Et si je prends leur âme, que leur arrive-t-il?
    - Ils meurent…
    - Mais c’est monstrueux! Je refuse de tuer des gens! Je n’en veux pas, de votre vie éternelle, reprenez-la! » (p. 18-19)

    « - Ne sois pas gênée, ce n’est pas grave. Et puis, ce n’est pas comme si tu faisais exprès. » (p. 72)

    « - … Depuis ce jour, les humains sont condamnés à chercher leur partie manquante. On appelle cette autre moitié l’âme sœur ou l’âme jumelle. » (p. 197)
     
  • Nombreuses figures de style (p. ex., répétition, interjection, comparaison, énumération, hyperbole) et expressions imagées qui enrichissent le texte et agrémentent la lecture.

    « - … Reprenez votre "cadeau", je veux vivre, vous m’entendez, VIVRE! Je veux rencontrer quelqu’un que j’aimerai et qui m’aimera, je veux avoir des enfants, je veux… » (p. 19)

    « - À vous voir essoufflée comme vous l’êtes, on dirait que vous avez le diable aux trousses. » (p. 39)

    « - Oh! Parce que tu ne trouvais pas que tu en avais déjà assez fait? » (p. 152)

    « - … J’ai vraiment fait de mon mieux pour m’éloigner de toi, mais je ne peux pas, tu m’attires comme un aimant. » (p. 163)

    « - … Je voulais grandir, apprendre de mes erreurs, tomber amoureuse, vieillir, avoir des enfants… » (p. 240)

    « Heureuse? Non, c’était tellement plus! Extatique peut-être ou débordante de joie, mais pas juste contente. » (p. 261)
     
  • Séquences descriptives permettant au lectorat de se représenter l’apparence physique des personnages et de s’imaginer les décors; séquences explicatives traitant de certains phénomènes physiologiques; séquences dialoguées révélant certains traits de caractère des personnages ainsi que les relations qui existent entre eux.

    « Je levai les yeux pour découvrir le plus beau garçon que j’aie jamais vu. Il était plus grand que moi d’au moins une tête. Il avait les cheveux bruns coupés à la mode et des yeux bruns. Ses yeux étaient ovales et rieurs, il avait un menton volontaire plutôt carré et un sourire qui aurait fait des jaloux… » (p. 45)

    «- Dis, Cassandre, tu peux me donner ton numéro de cellulaire? Comme ça, on pourrait se texter de temps en temps…
    […]
    - Je n’ai pas de cellulaire, je n’aime pas la technologie en général, je n’ai ni Facebook, ni Twitter; nomme-les tous, je n’ai rien. » (p. 62)

    « - Tu es ponctuelle!
    - Ça doit venir de mon perfectionnisme. J’aime que tout soit bien fait et terminé à temps. Tu me suis? Que tout soit parfait! » (p. 69)

    « Arriva enfin le soir de la danse. Elle se déroulait dans le gymnase de l’école, qui avait été décoré pour l’occasion. Il y avait des ballons gonflés à l’hélium, des banderoles et des guirlandes bleues et blanches un peu partout. » (p. 100)

    « - Le cœur est un organe d’environ trois cents grammes qui est situé entre les deux poumons, juste au-dessus du diaphragme, et il est protégé par le thorax. Il est rempli de vaisseaux spécifiques appelés vaisseaux coronaires. Le sang circule toujours des veines vers les oreillettes, des oreillettes aux ventricules et, des ventricules, il se propulse vers les artères. » (p. 172)

    « - En ce moment, je ressens de la panique chez toi, de la peur et de la détresse… Explique-moi ce qui ne va pas, je suis certain que je peux t’aider.
    […]
    - Comment fais-tu pour savoir ce que je ressens?
    […]
    - Je ne sais pas comment l’expliquer, mais nous sommes liés l’un à l’autre d’une certaine façon… C’est comme si un lien invisible nous unissait. » (p. 202)

Référents culturels

  • Référents culturels de la francophonie ontarienne, canadienne et internationale.

    « - … Dans deux ans, j’aurai fini mes études et je partirai étudier en Ontario ou au Québec. » (p. 17)

    « Mon père avait choisi de vivre dans un des quartiers les plus francophones de la ville, Saint-Boniface, ainsi nommé en l’honneur d’un archevêque de Mayence. » (p. 32)

    « Pour en revenir à l’école, mes parents m’inscrivirent au Collège Louis-Riel parce que le programme d’études y était excellent. » (p. 33-34)

    « - Tintin, Astérix, Spirou, Les Schtroumpfs […] et même La Ligue des justiciers! » (p. 78) 

    « - Tu as pas mal de musique. […] Marjo, Gerry Boulet, Boule Noire… » (p. 167)
     
  • Référence aux Premières Nations.

    « Pour en revenir à mon cours et à mon partenaire, nous devions créer une maquette d’un village autochtone du Canada. Antoine m’avait convaincue de faire notre projet sur les Chipewyans parce que c’était un peuple qui vivait dans une grande partie du Manitoba et qu’il n’était pas sédentaire. » (p. 65)

Pistes d'exploitation

  • Demander aux élèves de noter, en cours de lecture, les avantages et les désavantages de l'immortalité. Après la lecture du roman, animer une discussion afin de leur permettre de faire part de leurs trouvailles au groupe-classe.
  • Relire, en groupe-classe, l'explication du sens d'« âme sœur » (p. 197). Inviter les élèves à participer à une table ronde afin de discuter de la question suivante : Chaque personne a-t-elle une âme sœur?
  • Demander aux élèves, regroupés en dyades, d'analyser une planche de la bande dessinée présentée en annexe, selon les critères suivants : les images, l'échelle des plans, les angles, les lignes de construction, les couleurs, les bulles, le lien texte/image. Leur suggérer de concevoir une courte présentation multimédia afin de présenter les résultats de leur analyse au groupe-classe.
  • Proposer aux élèves de rédiger une page du journal intime de Cassandre ou d'Antoine, après avoir assisté à une fête spéciale (p. ex., Action de grâce, Noël) chez les parents adoptifs de Cassandre ou chez les parents d'Antoine, dix ans après la fin du roman. Les inviter à lire leur texte au groupe-classe.

Conseils d'utilisation

  • Avant la lecture, revoir les connaissances des élèves au sujet du roman fantastique.
  • Avant la lecture, expliquer aux élèves que le roman comprend un long retour en arrière qui débute à la page 6 et se termine à la page 210.
  • Prévoir un échange avec le groupe-classe au sujet de l'intervention de la travailleuse sociale aux pages 7 à 9.

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 9e à 12e année, Série : Motel Monstre, divers épisodes.


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