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Chute libre et autres récits

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Aperçu

Chute libre
Rayan déteste le parachutisme. Il trouve que ce sport n'a rien d'extrême. Malheureusement pour lui, son père est propriétaire de la compagnie de parachutisme de la région et lui demande souvent de lui donner un coup de main, comme c'est le cas cet été. Tout ça est bien ennuyant pour Rayan. L'été prochain, il se trouvera un vrai travail. Puis, à la rentrée scolaire, il rencontre un adolescent assez particulier. Antoni est peut-être différent, mais il a plus d'un talent. Pourra-t-il aider Rayan à prendre son envol?

La chanson du pain aux raisins
Michaël adore la musique, et son rêve est de faire partie d'un groupe célèbre. Lorsqu'une chaîne de télévision lance un concours dont le prix est de faire un vidéoclip, Michaël fonce dans l'espoir de gagner. Réussira-t-il à convaincre ses amis d'embarquer dans cette aventure avec lui? Aura-t-il l'inspiration nécessaire pour présenter quatre chansons originales en sept jours? Joignez-vous à Michaël dans cette histoire riche en crescendos et en pain aux raisins!

Toujours plus haut
Lorsqu'il avait dix ans, Jean-Sébastien a signé un pacte avec son meilleur ami, Edwin : à treize ans, ils feront L'Haut-da cieux, une promenade à l'extérieur, au sommet de la tour CN! Trois ans plus tard, Jean-Sébastien aura-t-il le courage de tenir sa promesse? Une histoire hautement palpitante!

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

Contenu

  • Dans Chute libre, deux personnages principaux, dont Rayan, adolescent consciencieux, qui travaille à la compagnie de parachutisme de son père, la peur des hauteurs lui provoquant de l’anxiété, et Antoni, nouvel élève atteint de cécité, les deux collaborant à relever divers défis; dans La chanson du pain aux raisins, personnage principal et narrateur, Michaël, jeune joueur de batterie, qui s’engage à former un groupe musical dans le but de participer à un concours; dans Toujours plus haut, personnage principal et narrateur, Jean-Sébastien, adolescent nouvellement déménagé à Toronto, qui ne se sent pas en mesure d’exécuter une promesse faite à son meilleur ami, celle de monter sur la passerelle de la tour CN.

    « - C’est que… j’ai le vertige. Mon père a déjà essayé de me faire sauter lorsque j’étais plus jeune, mais j’étais si nerveux que je ne faisais que vomir dans l’avion. Juste à l’idée de me laisser tomber dans le vide… 
    Ryan place la main sur son ventre, incapable de mettre des mots sur cette sensation.
    - Moi, je n’ai jamais connu ça, le vertige, avoue Antoni. Parce que je ne vois pas les hauteurs. Tout est dans ta tête, tu sais! Si tu fermais les yeux, tu serais peut-être capable de sauter parce que tu ne verrais rien. » (p. 37-38)

    « Je m’appelle Michaël et je suis en 8e année. Ma matière préférée à l’école, c’est la musique. Si j’étais le premier ministre de l’Ontario, je ferais en sorte qu’on ait soixante minutes de cours de musique tous les jours. » (p. 55)

    « Il y a trois ans, il n’y a rien au monde que je voulais plus que faire l’Haut-da cieux – une promenade à l’extérieur, au sommet de la tour CN. Mais c’était à Toronto, et ça coûtait cher, et il fallait avoir 13 ans pour pouvoir le faire. D’où l’idée du pacte par Edwin. Trois déménagements plus tard, ça fait presque trois ans qu’on ne s’est pas parlé. Je pense qu’il ne sait même pas où j’habite maintenant. » (p. 78)
     
  • Personnages secondaires dans chaque récit, chacun contribuant de façon particulière au déroulement de l’intrigue; dans Chute libre, Karim, le père de Rayan, propriétaire de la compagnie de parachutisme L’Envolée, ainsi que son employé, Fred, accusé d’avoir fraudé la compagnie; dans La chanson du pain aux raisins, deux bons amis de Michaël, dont Éric, guitariste, et Amélie, trompettiste, les trois formant un groupe musical, ainsi que Ping, joueur de triangle, qui s’ajoute au groupe juste avant la compétition; dans Toujours plus haut, Edwin, ancien ami de Jean-Sébastien, qui lui rend une visite surprise à Toronto afin d’honorer un pacte signé trois ans plus tôt.

    « Rayan tourne la tête vers le bureau de son père. Il voit Karim la tête penchée, les mains sur le front. En avançant discrètement, il voit Fred devant lui qui gesticule avec un dossier sur les genoux.
    - Je te le dis, Karim. Les chiffres sont là. Si nous ne trouvons pas bientôt une façon de rehausser la compagnie, nous ferons faillite. » (p. 15)

    « Éric est chez moi presque tous les soirs de la semaine. Il habite à trois maisons de la mienne. S’il n’est pas chez moi, c’est moi qui suis chez lui. Le seul hic, c’est qu’il n’a pas de batterie dans son sous-sol, et son garage est trop plein pour qu’on puisse jouer de la musique. » (p. 57)

    « Prochain défi : trouver un troisième membre. C’est Éric qui a d’abord pensé à proposer à Amélie de faire partie de notre groupe :
    - Allez! Tu es super talentueuse avec ta trompette! Pourquoi tu dis non? […]
    Après deux jours d’intenses négociations […] Amélie a finalement accepté de faire partie du groupe. » (p. 60-62)

    « … Ping est un garçon qui ressemble étrangement à Éric. Le seul hic, c’est qu’au lieu de jouer de la guitare il joue du triangle. » (p. 66)

    « Je suis toujours sous le choc. Edwin est ici. Dans ma cuisine. À Toronto. Le jour de notre anniversaire de 13 ans! Trop bizarre… » (p. 81)
     
  • Recueil de trois courts récits, chacun mettant en scène une intrigue qui entraîne le lectorat dans des aventures toutes aussi captivantes les unes que les autres; thèmes aptes à intéresser le lectorat visé (p. ex., confiance en soi, finance, sport extrême, handicap, musique, médias sociaux, amitié, courage).

    « À son ancienne école, ça avait été si compliqué! Il ne demande pourtant qu’une chose : être comme tout le monde, sans que sa différence soit un obstacle. Antoni est né avec une malformation de la rétine et vit avec sa cécité depuis un très jeune âge. Ce n’est certainement pas un changement d’école qui va l’arrêter. » (p. 12)

    « - Aujourd’hui, avec TouYoube, FaceLivre et tous les autres médias sociaux, on n’a plus besoin de concours pour être célèbre. On pourrait se filmer et mettre notre vidéo en ligne. » (p. 68-69)

    « En 58 secondes, je vois la ville disparaître sous mes pieds à travers le plancher en verre de l’ascenseur qui nous mène vers la plateforme. Et dire que je pensais qu’à treize ans je serais assez brave pour entreprendre une telle aventure! Je me trompais.
    Mon cœur bat à tout rompre lorsque s’ouvre la porte. Le coup de vent qui fouette mon visage me coupe le souffle. Ça y est! » (p. 92)
     
  • Illustrations en noir et blanc, à style caricatural; illustration qui occupe pleine page au début de chaque récit, donnant au lectorat une idée de l’intrigue; quelques petites illustrations disposées ici et là dans chaque récit, permettant d’établir un lien avec le texte.
  • Texte pleine page, organisé de façon particulière pour chaque récit (p. ex., Chute libre : chapitres numérotés accompagnés d’un petit dessin d’un parachutiste; La chanson du pain aux raisins : aucun chapitre; Toujours plus haut : chapitres numérotés et titrés); table des matières au début de l’œuvre et liste des titres déjà parus dans la collection à la fin; courte biographie des trois auteurs sur la troisième de couverture du livre.
  • Emploi de nombreux éléments graphiques (p. ex., guillemets, italiques, numérotation, majuscules, parenthèses, tirets, points de suspension) facilitant l’interprétation du texte; petits dessins ou astérisques pour indiquer un laps de temps ou un changement de scène; notes écrites à la main sur papier calepin, ajoutant de la vraisemblance au récit.

    « "Ah, c'est lui le fraudeur!" pense Antoni. » (p. 44)

    « Rayan agrippe discrètement son cellulaire de sa poche arrière et envoie un message texte à son père.
    Viens à l’Envolée tds. Urgence 911. » (p. 45)

    « C’est vrai qu’il y avait plusieurs conditions liées au concours.
    1. Avoir de 10 à 15 ans.
    2. Former un groupe d’au moins trois membres.
    3. Avoir écrit au moins quatre chansons originales avant la date limite.
    4. Respecter la date limite. » (p. 60)

    « - C’est juste que… Tu ne trouves pas qu’on a passé l’âge de faire les casse-cou?
    - Passé l’âge? Voyons donc! On a ENFIN l’âge de faire les casse-cou! » (p. 84)

    « Si je me souviens bien, Edwin déteste (mais là, vraiment DÉTESTE) chanter en public. » (p. 85)

Langue

  • Registre de langue courant dans l’ensemble des trois récits; dans Chute libre, emploi de vocabulaire lié au thème des finances (p. ex., faillite, dépenses, revenu, calcul, compte personnel); dans La chanson du pain aux raisins, utilisation de terminologie liée aux médias sociaux, l’expression originale étant parfois manipulée pour inventer un nouveau mot (p. ex., TouYoube, FaceLivre); dans Toujours plus haut, emploi d’expressions familières (p. ex., ben, capotais, télé) et de quelques expressions créoles (p. ex., té estébékwé, kôkôdô).
  • Emploi d’une variété de types et de formes de phrases (p. ex., déclarative, exclamative, interrogative, impersonnelle, emphatique, passive, impérative), contribuant à la lisibilité des récits; agencement agréable de phrases de différentes longueurs, qui ajoutent du dynamisme à la lecture.

    « - Même si je suis un non-voyant, j’ai un excellent sens de l’ouïe, tu sauras.
    - Je vois!
    Très conscient du mauvais jeu de mots, Rayan s’apprête à répliquer, mais Antoni est plus rapide :
    - Et moi, j’entends!
    Les deux garçons ne peuvent s’empêcher de rire. » (p. 31)

    « - Il faudra que tu surmontes cette peur un jour ou l’autre, Ryan, souffle Karim.
    -Et si je ne veux pas la surmonter, cette peur? C’est ma vie, après tout! » (p. 34)

    « Les deux adolescents ont été flattés de la confiance que l’enseignante leur accorde. » (p. 35)

    « Vous avez de 10 à 15 ans? Vous rêvez de former votre propre groupe de musique et de faire un vidéoclip? Courez la chance de gagner le concours de vos rêves grâce à PlusMusique! » (p. 59)

    « Ding! Dong!
    La porte sonne. Personne ne bouge. Ma mère est au téléphone. Ma sœur fait ses devoirs. Moi, j’écoute la télé. » (p. 79)
     
  • Emploi de figures de style (p. ex., énumération, comparaison, onomatopée, interjection) qui enrichissent le texte et ajoutent de l’agrément à la lecture.

    « Antoni referme son cadenas et prend sa canne à une main. Il se souvient parfaitement du chemin qu’il a emprunté tout à l’heure. Après avoir passé vingt cases, tourner à gauche, longer un mur rugueux, passer devant le secrétariat, puis sortir par la porte principale. » (p. 13)

    « - Quoi? me dit Éric, dont les yeux étaient plus gros que des ballons. » (p. 59)

    « Ding! Dong! Ding! Dong! Toc! Toc! Toc!
    - Un instant. J’arrive! » (p. 80)

    « Zut et rezut! Mon plan n’a pas fonctionné. » (p. 86)
     
  • Séquences descriptives permettant au lectorat de s’immiscer dans l’esprit des personnages; séquences dialoguées aidant à mieux comprendre les relations qui existent entre les personnages.

    « "Son père est propriétaire de la compagnie de parachutisme? Tu parles d’une chance!" songe Antoni.
    Il ferme la porte de sa case, prend sa reliure à anneaux d’une main et sa canne dans l’autre. En prenant bien soin d’éviter la direction de la voix, Antoni se dirige vers l’endroit où se donne le cours de biologie. » (p. 18)

    « Non, je n’ai pas gagné la première place mais, en contrepartie, j’ai gagné quelque chose d’encore plus important : Amélie est allée sur scène et a gagné de la confiance en elle. Et ça, ça vaut bien plus que tous les trophées et prix au monde! » (p. 68)

    « - Le pacte, c’est avec toi que je l’ai fait. Pas avec Jean, dit Edwin en repoussant les billets de mon côté de la table.
    - De toute façon, j’ai des devoirs à faire.
    - Je vais t’aider. Ça va aller super vite. Et on ira après.
    - Je porte des lunettes. Je pourrais les perdre.
    - Elles ont des sangles pour les empêcher de tomber.
    […]
    - Je pense que j’ai un début de rhume.
    - Je pense que tu es kôkôdô.
    - Un quoi?
    - Un lâche!
    - Je ne suis pas un lâche!
    - Un briseur de promesse, alors! » (p. 84-85)

Référents culturels

  • Mention de lieux qui comptent une population francophone importante (p. ex., Vanier, Toronto, Orléans, Port-au-Prince), mettant en valeur la francophonie ontarienne et internationale.
  • Référence au créole.

    « - Té estébékwé?
    - Euh… pardon?
    - Stupéfait. Tu es stupéfait, explique Edwin. C'est du créole…
    - C'est le moins qu'on puisse dire. Je suis totalement estébékwé. » (p. 81)

Pistes d'exploitation

  • Dans le récit Chute libre, Rayan découvre que Fred a fraudé la compagnie de son père. Demander aux élèves, regroupés en dyades, de présenter le calcul nécessaire pour expliquer la ruse de Fred.
  • Animer une discussion au sujet des défis quotidiens que doivent affronter les personnes handicapées dans la société (p. ex., Antoni est aveugle et doit mémoriser le chemin pour se rendre à son casier.). Inviter une personne handicapée à venir parler aux élèves de son expérience. Proposer aux élèves, regroupés en dyades, de créer une affiche pour promouvoir le respect des personnes atteintes d'un handicap. Les inviter à afficher leur création dans un lieu communautaire (p. ex., bibliothèque municipale, hôtel de ville, commerce).
  • Proposer aux élèves, réunis en équipes, de créer une chanson sur un thème de leur choix, en s'inspirant du trio musical dans La chanson du pain aux raisins. Leur suggérer d'utiliser les stratégies mentionnées dans l'œuvre (p. ex., choisir un thème, faire un remue-méninges, chercher des rimes dans Internet). Inviter les équipes à présenter leur numéro à d'autres groupes-classes de l'école.
  • Demander aux élèves, réunis en équipes, de relever, dans chaque récit, des exemples qui soutiennent la thématique de la confiance en soi (p. ex., Dans Chute libre, Rayan a peur de faire du parachutisme. Dans La chanson du pain aux raisins, Amélie ne se sent pas assez compétente pour participer à la compétition musicale. Dans Toujours plus haut, Jean-Sébastien hésite à aller au sommet de la tour CN). Leur demander d'identifier des stratégies pouvant aider à rehausser la confiance en soi (p. ex., maintenir un discours intérieur positif, faire un pas à la fois). Animer une mise en commun pour permettre aux équipes de faire part de leurs réponses au groupe-classe.

Conseils d'utilisation

  • Présenter ou revoir les caractéristiques de la chanson afin d'en faciliter la rédaction.
  • Inviter les élèves à lire d'autres récits de la collection QUAD9, tels que De plein fouet! et autres récits, Double Différence et autres récits et En chœur pour Haïti et autres récits, dont les fiches descriptives se trouvent dans FousDeLire.

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 8e à 12e année, Série : Grouille-toi, Le divertissement : Pamela Gins, instructrice de saut en parachute.
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 7e à 12e année, Série : Radart, Simon - La batterie.


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