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Louis Riel - Combattant métis

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Aperçu

D'origine métisse, Riel est né dans la colonie de la rivière Rouge, dans l'actuel Manitoba. Aîné d'une grande famille, il quitte les siens à treize ans pour venir étudier à Montréal. De retour chez lui dix ans plus tard, Riel, par son charisme et son éducation, s'impose rapidement comme leader et s'engage dans la défense des Métis. Il réussira, non sans mal, à faire valoir plusieurs de leurs droits et contribuera à la création de la province du Manitoba, mais sera finalement jugé pour haute trahison et exécuté en 1885.

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

Contenu

  • Un personnage historique, Louis Riel, entouré de plusieurs autres personnages, dont ses parents (Jean-Louis Riel et Julie Lagimodière), son épouse (Marguerite Monet), son cousin (André Nault), le chef métis (Gabriel Dumont), le général des troupes de la Force expéditionnaire du Nord-Ouest (Frederic Middleton), un prisonnier condamné à mort pour insubordination (Thomas Scott) et plusieurs autres jouant des rôles plus ou moins importants dans la lutte des Métis et la naissance du Manitoba.

    « Reconnus comme étant robustes, les Métis du Canada sont considérés comme étant les seuls au monde à avoir pu s’affirmer politiquement et à avoir revendiqué leurs droits avec un succès relatif auprès du gouvernement central. Ce succès est dû en grande partie à leur leader, Louis Riel. » (p. 8)

    « Riel et Nault rassemblent une poignée d’hommes armés et partent à la rencontre des arpenteurs. Riel s’adresse en anglais à leur patron, le lieutenant-colonel John Stoughton Dennis, et lui ordonne de cesser leur travail. Devant leur refus d’obéir, Riel et ses hommes leur bloquent le passage lorsqu’ils veulent aller sur la terre de Nault. C’est le premier geste de résistance des Métis. » (p. 24)

    « Il en ira autrement pour Thomas Scott, un impétueux gaillard mesurant 1,88 mètre qui se révèle être un prisonnier difficile. Déjà connu pour son caractère violent, il cause tant de problèmes dans la prison, traitant les Métis de lâches et ridiculisant la religion catholique, qu’il est traduit en cour martiale. » (p. 33)

    « C’est à cette époque qu’il fait la connaissance d’une Métisse de seize ans sa cadette : Marguerite Monet, dit Bellehumeur. La jeune fille est illettrée, mais Louis tombe sous son charme. » (p. 49)
     
  • Événements importants de la vie de Louis Riel présentés selon l’ordre chronologique; thèmes pouvant intéresser le lectorat visé aux faits historiques (p. ex., bataille, Métis, droit, colonisation, Confédération, gouvernement, Manitoba).
  • Texte aéré, généralement pleine page, divisé en dix chapitres titrés; nombreux éléments graphiques facilitant la lecture et favorisant la compréhension (p. ex., guillemets, astérisques, points de suspension, caractères italiques, tirets, parenthèses).

    « Riel s’installe ensuite au Minnesota. C’est là qu’il entend dire que la Compagnie de la Baie d’Hudson s’apprête à vendre la Terre de Rupert au Canada. "Qu’en pensent les habitants? se demande Louis. Ont-ils été consultés?" Inquiet, Riel décide de rentrer à la rivière Rouge. » (p. 16)

    « - Non! rétorque Riel. Si nous faisons front commun, le gouvernement devra nous écouter. Si nous créons une association… un comité… un comité national, Ottawa n’aura d’autre choix que de respecter nos droits. » (p. 26)

    « Le 9 mai 1870, la Loi sur le Manitoba, qui comprend entre autres l’établissement d’un système d’écoles confessionnelles et reconnaît l’égalité du français et de l’anglais est adoptée à la Chambre des communes. » (p. 39)

    « - Mon peuple m’a choisi pour le représenter à Ottawa et j’en suis honoré. J’ai enfin la possibilité d’aller plaider ma cause au parlement.
    - Tu ne peux pas te présenter à Ottawa, Louis, les orangistes vont te lyncher, s’inquiète un ami. » (p. 43)

    « Le 18 mars, une rumeur atteint Batoche : cinq cents agents de la Police à cheval du Nord-Ouest (devenue plus tard la Gendarmerie royale du Canada) se dirigeraient vers le village. » (p. 56)
     
  • Glossaire, liste des contemporains de Louis Riel, repères chronologiques et renseignements additionnels contenus dans le « Dossier Louis Riel » présenté à la suite de l’épilogue; courtes biographies de l’auteur et des illustratrices, table des matières et liste des titres parus dans la collection Bonjour l’histoire à la fin de l’œuvre.

Langue

  • Registre de langue courant dans l'ensemble de l'œuvre; termes propres à la culture métisse ainsi qu'à la réalité administrative, sociale, militaire et politique de l'époque, identifiés par un astérisque et définis dans le glossaire (p. ex., troquerait, pemmican, colonie, spéculateur, résistance, Confédération).

    « Louis embrasse sa mère et monte dans la charrette. Il est loin de se douter que dix années s'écouleront avant qu'il ne revoie sa famille.
    Le petit groupe entreprend un périple qui durera cinq semaines. De la rivière Rouge, ils se rendent à Saint Paul, au Minnesota, un État du nord des États-Unis. C'est là que Louis a le bonheur de dire au revoir à son père. » (p. 12)

    « Au pensionnat du Collège de Montréal, il fait des découvertes intéressantes comme celle des oranges, fruit exotique dont il ignorait l'existence, et d'autres moins intéressantes, comme le gruau et la viande de bœuf bouillie qu'il troquerait* bien pour du bison séché ou du pemmican*. » (p. 14)

    « Se voyant ignorés par le gouvernement d'Ottawa et redoutant l'invasion anglophone protestante et le déferlement de spéculateurs* fonciers, les Métis organisent la résistance*. Ils seraient peut-être d'accord pour se joindre à la Confédération*, mais ils tiennent à en négocier les conditions. » (p. 26)

    « La bataille de Fish Creek commence au matin du 24 avril. Les Métis appuyés par quelques hommes des Premières Nations s'embusquent au creux de ce profond ravin. Malheureusement pour eux, des éclaireurs de Middleton ont découvert leur présence et ils ne pourront compter sur l'effet de surprise espéré. Plusieurs d'entre eux s'enfuient dès les premiers coups de feu. La bataille fait des victimes dans les deux camps. À midi, il ne reste qu'une cinquantaine de combattants aux côtés de Dumont. » (p. 59)
     
  • Types et formes de phrase variés permettant une lecture fluide et traduisant des états affectifs.

    « - Bien chère maman. Soyez forte comme vous savez l'être. Je suis entre bonnes mains.
    - Va, mon garçon. Ils t'attendent. Fais honneur aux Riel, aux Lagimodière et aux Métis. » (p. 11)

    « À la mi-février, la tension monte. Les Métis apprennent que d'ex-prisonniers, dont Thomas Scott, veulent attaquer le Fort Garry pour libérer les sympathisants canadiens qui y sont encore emprisonnés. Les hommes sont de nouveau arrêtés. Le leader présumé du groupe, le major Charles Boulton, est traduit en cour martiale et condamné à mort pour insubordination, mais Riel intervient et la sentence ne sera pas appliquée. » (p. 33)

    « - Monsieur le curé! rétorque Riel. Vous êtes tellement respectueux de cette autorité qu'elle vous aveugle. Ne voyez-vous pas dans quelles conditions pitoyables vivent vos paroissiens? Nous ne pouvons endurer plus longtemps ces injustices. Il est temps de montrer les dents! » (p. 56)
     
  • Figures de style simples et peu nombreuses en raison du genre exploité, la biographie, dont l'intérêt repose sur les faits plutôt que sur le style (p. ex., antithèse, métaphore, énumération, comparaison).

    « Il y avait aussi une grande différence de vision entre les Blancs et les Premières Nations : pour les Blancs, la terre leur appartient, tandis que pour les Premières Nations, elles appartiennent à la terre. » (p. 8)

    « Les grands yeux presque noirs de Louis se couvrent d'un voile humide lorsqu'il pose son regarde sur sa mère. » (p. 11)
     
  • Séquences narratives et descriptives permettant de se représenter les événements, les lieux ainsi que les sentiments des personnages et rappelant la persévérance de Riel et des Métis.

    « Le deuxième coup d'éclat du Comité national des Métis survient le 2 novembre. Ce jour-là, Riel et cent vingt hommes prennent possession du comptoir de la Compagnie de la Baie d'Hudson du Fort Garry. Comme il s'agit d'un point stratégique avec ses hauts murs et ses canons, ils veulent éviter qu'il ne soit pris par les sympathisants canadiens. » (p. 27)

    « La tension commence à peser lourd sur le moral de Riel qui se détourne de la politique pour embrasser son ancienne vocation : la religion. Il devient de plus en plus obsédé par l'idée qu'il est investi de la mission de veiller à la destinée spirituelle des Métis. » (p. 45)

    « En juillet 1885, s'ouvre à Regina, la capitale des Territoires du Nord-Ouest, le procès le plus célèbre de l'histoire du Canada : celui de Louis Riel. » (p. 62)
     
  • Séquences dialoguées contribuant au récit des événements et révélant certains traits de caractère des personnages ainsi que les liens qui unissent ces derniers.

    « - Qu'est-ce qui t'arrive, André? On dirait que tu as le feu au derrière.
    - Louis, tu dois venir avec moi. Tout de suite! dit Nault, à bout de souffle. On a besoin de toi.
    - Qu'est-ce qui se passe?
    - Les arpenteurs du gouvernement! Ils sont arrivés! Ils sont sur la terre de Marion.
    - Les arpenteurs? C'est donc vrai que Macdonald va subdiviser nos terres sans nous demander notre avis et les donner à des colons canadiens.
    - Viens vite! dit Nault. Il faut les arrêter.
    - Pourquoi moi?
    - Parce qu'ils parlent tous anglais! On leur dit d'arrêter, de s'en aller, mais ils ne comprennent pas. Ou font semblant de ne pas comprendre.
    - Je te suis! dit Louis en enfonçant sa hache dans un billot de bois. » (p. 23)

    « - Nous devons former notre propre gouvernement. Nous devons lutter pour nos droits. Personne ne le fera à notre place.
    - On n'a pas l'autorité pour créer un gouvernement, dit un modéré.
    - Faux! objecte Riel. Selon le droit international, s'il n'y a pas de gouvernement régnant, ce qui est le cas ici puisque nous avons réussi à repousser McDougall, les habitants peuvent en constituer un. Nous pouvons créer notre propre gouvernement. Un gouvernement démocratique et bilingue! » (p. 28)

Référents culturels

  • Références à la Loi sur le Manitoba, qui reconnaît l'égalité du français et de l'anglais, aux Métis, aux Premières Nations ainsi qu'aux faits historiques de l'époque de la Rébellion de la rivière Rouge, de la création du Manitoba et de la Rébellion du Nord-Ouest.

Pistes d'exploitation

  • Demander aux élèves de trouver, dans Internet ou dans d'autres sources, des activités organisées au Manitoba pour célébrer la journée Louis Riel, le troisième lundi de février; leur permettre de présenter les résultats de leur recherche au groupe-classe.
  • Demander aux élèves, regroupés en dyades, de préparer un collage de photos représentant des éléments culturels et des traditions propres aux Métis et d'en expliquer chaque image au groupe-classe.
  • Demander aux élèves, regroupés en équipe, de relever dans un tableau des traits de personnalité de Louis Riel et d'illustrer chaque trait à l'aide d'une citation tirée du texte.
  • Demander aux élèves de faire une ligne de temps et d'y placer les événements importants de la vie de Louis Riel.

Conseils d'utilisation

  • Avant la lecture, afficher, sur le mur, les mots nouveaux qui pourraient nuire à la compréhension et expliquer aux élèves l'utilité du glossaire.
  • Avant la lecture, présenter la carte géographique de la page 6 et encourager les élèves à s'y référer tout au long de la lecture du récit.
  • Animer une discussion au sujet du système de justice de l'époque; préparer adéquatement les élèves à la pendaison du héros.
  • Inviter les élèves à lire d'autres livres de la même collection, tels que Michel Sarrazin - Médecin et botaniste en Nouvelle-France et Jacques Cartier - Découvreur du Saint-Laurent, dont les fiches descriptives se trouvent dans FousDeLire.

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 3e à 8e année, Série : La quête, Kelsie - Louis Riel.
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 4e à 10e année, Série : Les minutes du patrimoine, Louis Riel.


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