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Chroniques du Nouvel-Ontario, tome 2 - Entre l'aube et le jour

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Aperçu

« Bâtir un pays, c’est le rêve qu’épousent ces jeunes gens éprouvés par le destin. Cette première génération de Franco-Ontariens est née dans le rude pays du Nouvel-Ontario, a connu les cataclysmes du début du siècle et arrive à la maturité pendant la dépression des années 30. Les contacts entre Canadiens anglais et Canadiens français se multiplient. Rose-Délima se désespère. Elle aime Donald Stewart, mais les orientations différentes des deux races semblent vouloir peu à peu les séparer. Le deuxième volume des Chroniques du Nouvel-Ontario vous fascinera et vous préparera aux surprises que vous réserve le troisième, Les Routes incertaines. »

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

Contenu

  • Personnages typiques des premiers Franco-Ontariens qui s’installent, à une époque difficile, dans une région hostile du nord de l’Ontario et pour qui la survie de la langue et de la religion est prioritaire.

    « Elle serait toujours la Canadienne-française, fille d’un colon pauvre de Val-d’Argent. Jamais elle ne ferait partie du cercle d’amis huppés que Donald fréquentait. » (p. 231)

    « T’es une Marchessault, bon Dieu! Tu penses que nos parents ont perdu leur temps à brailler après le grand feu, alors qu’ils avaient tout perdu? Tu sais, c’est quand on perd tout qu’on voie ce qu’on est vraiment. Là on peut voir si on est parmi les courageux qui continuent à lutter, ou parmi les lâches qui se laissent couler. T’as compris? » (p. 232)
     
  • Roman réaliste de l’époque qui traite, entre autres, des aspirations de trois adolescents quant à leur avenir, et du quotidien d’un peuple qui affronte le froid, la misère et les pressions religieuses.
  • Narrateur omniscient; retours en arrière abondants qui permettent de mieux situer le lecteur quant aux divers liens qu'entretiennent les personnages et d’expliquer leur évolution psychologique.

    « Il y avait bien une petite rivière aux flots argentés qui coulait aux abords du village. On l’apercevait mieux depuis que le grand feu de 1916 avait rasé la forêt, découvrant la plaine que des alluvions de glaise laissées par les glaciers préhistoriques avaient formée dans cette région du bassin de la baie James. » (p. 15)

    « Après le grand feu de 1916, après ce qui s’était passé entre elle et Harvey McChesney, il avait été acculé à prendre une décision très rapide. Dame! ce genre de problème n’attendait pas. Il reconnaissait que le vieux mari qu’il lui avait donné ne l’avait pas rendue heureuse. Enfin, tout ça, c’était du passé. » (p. 183)

Langue

  • Registre de langue courant utilisé pour la narration de même que pour les séquences descriptives et explicatives; registres familier et populaire employés pour les séquences dialogales.

    « Tu sais ben, Achille, qu’on y peut rien astheure, que les garçons sont partis. » (p. 21)

    « Elle lui sourit et il songea qu’elle était bien jolie, la plus jeune des filles de Wilfrid Lamontagne, avec ses yeux bleus et ses cheveux d’un châtain clair, et les fossettes qui se creusaient dans ses joues roses quand elle souriait, comme maintenant. » (p. 77)
     
  • Vocabulaire juste, parfois recherché et emploi d’expressions ou de mots anglais (écrits en italiques et expliqués au bas des pages) pour décrire des réalités et des expressions de l’époque.

    « Non, t’as peut-être raison. Il doit y avoir quelque histoire d’alambic ou de high-grading1 là-dessous.
    1. Vol de minerai à haute teneur en or dans les mines. » (p. 158)
     
  • Phrases souvent longues et complexes surtout pour les extraits narratifs, descriptifs ou explicatifs.

    « Il y avait encore Paquette, le forgeron, qui se muait petit à petit en mécanicien avec l’arrivée des automobiles et des camions, et dont les fils avaient un alambic au petit lac à Boudreau; Fecteau, le beurrier, qui avait la fièvre de l’or; Hugh Anderson, le contremaître de l’équipe chargée de l’entretien d’une section du chemin de fer, condamné par son travail à habiter Val-D’Argent jusqu’à sa retraite; Wilfrid Lamontagne, le propriétaire de l’autre magasin général. » (p. 17)

Pistes d'exploitation

  • Étudier, dans le cours d’histoire canadienne, les conséquences de la dépression de 1929 sur la colonisation du nord de l’Ontario et les difficultés rencontrées par ses nouveaux habitants.
  • Analyser, en sociologie, la tension qui s’est développée entre les communautés canadienne-française et canadienne-anglaise dans le nord de l’Ontario (p. ex., Règlement 17, conscription, Loi sur les langues officielles).
  • Adapter, dans le cadre du cours de français, un épisode du roman pour en faire une scène de théâtre.

Conseils d'utilisation

  • Soumettre ce roman aux élèves après qu'ils auront lu le premier tome : La quête d’Alexandre, ou qu'on leur en aura fait un résumé.
  • Aborder l’œuvre en ciblant un public de lecteurs avertis puisque les enjeux du roman s’adressent aux élèves de 12e particulièrement.
  • Faire le lien entre cette œuvre et l’histoire des Franco-Ontariens.


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