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Brûler les planches

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Aperçu

Depuis son arrivée à Sudbury, Mélanie s’est refait une vie : une nouvelle école, un nouveau boulot et de nouveaux amis. Elle achève son secondaire et devra bientôt songer à choisir une carrière. Mais ce ne sera pas facile puisque ses champs d’intérêt sont de plus en plus diversifiés.

L’été qui s’annonce sera particulièrement riche en rebondissements de toutes sortes. Rencontre-t-elle le grand amour? Une chose est sûre : elle ne s’ennuiera pas!

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

Contenu

  • Personnage principal, Mélanie, adolescente astucieuse qui vient de terminer ses études secondaires et qui profite de l’été, se laissant séduire par la rencontre d’un nouvel ami et devenant une passionnée de théâtre; plusieurs personnages secondaires, dont ses parents, Pierre et Annette, unis par leur complicité et leur sens de l’humour, sa meilleure amie, Jamie, son professeur, Carl Dubé, plusieurs amis d’école tels que Sarah, Louis et Hélène, son nouvel amoureux, François, Daniel, chargé du projet théâtral, ainsi que de nombreux participants de la troupe, dont Bernard, Yves, Geneviève, Micheline et Carole, Sylvie et Niko.

    « Les élèves quittent l’école à toute vitesse. Jamie rejoint Mélanie devant le casier qu’elles ont partagé cette année. Les deux amis ramassent leurs effets personnels et sortent bras dessus bras dessous dans la cohue générale.
    - Je suis contente d’être enfin libre! lance avec enthousiasme Jamie.
    - N’exagère pas, rétorque Mélanie, l’école, ce n’est quand même pas la prison!
    Jamie hausse les sourcils et les épaules et fait une drôle de grimace.
    - Dans le fond, tu as bien raison, dit Mélanie. Moi aussi, je suis bien contente d’avoir enfin fini l’école.
    - Maintenant, notre priorité, c’est le bal, reprend Jamie. Il faut absolument que je me trouve une paire de souliers pour aller avec ma robe. J’aurais besoin de ton aide. » (p. 18-19)

    « - Excuse-moi. Je te présente François. François, Mélanie.
    - Enchantée, dit Mélanie.
    - Tout le plaisir est pour moi, réplique François.
    Mélanie est troublée par ses beaux yeux verts. Elle oublie même qu’elle tient encore sa main dans la sienne. François semble lui aussi un peu mal à l’aise. Il tousse et regarde vers sa main, pour faire comprendre à Mélanie qu’il est temps de la lâcher. » (p. 35)

    « Pierre prépare un repas italien en chantant des airs d’opéra qu’il massacre allègrement. "Désormais, appelez-moi Luciano" dit-il, en prononçant "Lou-tchiaa-nô" et en insistant sur les dernières syllabes. Annette et Mélanie se regardent en hochant la tête. Il ressemble à un enfant qui attend la visite du père Noël. » (p. 77)

    « - Il nous reste neuf représentations, dit tout à coup Daniel. Si le spectacle est aussi bon tous les soirs, c’est sûr qu’on recommence l’été prochain. Mais en attendant, venez tous dans le studio pour une session de photos. Après ça, je vous invite tous chez moi pour une petite fête. Je veux que tout le monde soit là! » (p. 97-99)
     
  • Roman à intrigue simple, abordant de nombreux sujets qui touchent le vécu des adolescents, particulièrement des élèves qui achèvent leur secondaire (p. ex., interactions scolaires, sociales et familiales, bal des finissants, théâtre, choix de carrière, identité franco-ontarienne, amitié, amour).
  • Mise en page aérée; texte pleine page, organisé en neuf courts chapitres titrés et numérotés; quelques illustrations en noir et blanc, sur pleine page, révélant certains moments stratégiques de l’intrigue; présence d’éléments graphiques facilitant l’interprétation du texte (p. ex., tirets, guillemets, parenthèses, points de suspension, caractères italiques).

    « - Travailles-tu pour mon père, toi? demande Mélanie en rigolant.
    Puis, elle lui raconte que François l’a sagement raccompagnée chez elle et qu’ils se sont à peine embrassés. "Un baiser de fin de soirée" dit Mélanie. » (p. 69)

    « Geneviève a fait valoir ses aptitudes de couturière et sa créativité pour se faire nommer responsable. Aidée des trois filles qui complètent son équipe (curieusement, aucun garçon n’a voulu se joindre à elles…), Geneviève a commencé par faire une razzia dans le tas de vieux costumes, chapeaux et autres trucs que possédait déjà le TNO. » (p. 71)

    « - Mama mia! Mais tou as raison. Gracias mi amor, gracias. » (p. 78)

Langue

  • Registre de langue courant dans l’ensemble de l’œuvre et familier à l’occasion, contribuant à la lisibilité de l’œuvre et à la vraisemblance du contexte franco-ontarien; champ lexical relié au thème de la production théâtrale (p. ex., scénographe, régisseur, comédien, éclairage, régie de plateau, direction musicale) et permettant au lectorat d’enrichir son vocabulaire.

    « - Merci de l’invitation, dit-il à l’intention de Sarah. Mais j’ai comme l’impression que tes "amies", comme tu dis, n’apprécient pas ma présence ici. Tu viens avec moi ou tu restes avec ta gang de bébés. » (p. 33)

    « Puis, elle pense à Éric, son premier chum sérieux, celui qui l’a trahie avec Geneviève, sa meilleure amie. Elle se dit que ce qu’elle ressent pour François n’a rien à voir avec les sentiments qu’elle éprouvait pour Éric. Elle s’endort enfin, ravie de l’été qui s’annonce et qui la fera côtoyer le beau jeune homme à la tête d’acteur. » (p. 47)

    « La dernière équipe (et non la moindre) est celle qui s’occupe des éclairages, de la musique et de la régie de plateau. C’est Yves, le guitariste du groupe Poison d’avril, qui assume la direction musicale. Il s’est entouré d’un batteur, d’une claviériste et d’une flûtiste. Le son que l’ensemble propose est résolument actuel. Il s’agit en fait d’un mélange de world beat, de jazz, de new age et de bien d’autres styles encore. » (p. 72)
     
  • Emploi de phrases de base, de phrases transformées et de phrases à construction particulière, de types et de formes variés, contribuant à la lisibilité de l’œuvre.

    « - Et c’était comment? demande Carl Dubé.
    - Quoi? demande à son tour Mélanie.
    - Eh bien! la lune. C’était comment la lune? questionne encore Carl Dubé. » (p. 17)

    « Le souper, préparé par les élèves du cours d’art culinaire du Collège Boréal, est excellent. "Bien meilleur que le poulet pas cuit de l’année dernière, lance Marc, le cavalier de Sarah en riant de façon exagérée." Sarah le foudroie du regard, l’air de dire : "pas besoin de dire devant toutes mes amies qu’une autre fille t’avait invité l’an dernier". Marc est plus vieux que la plupart des autres jeunes autour de la table. » (p. 32)

    « - Va-t-en! De toute façon, tu seras sûrement invité l’an prochain. Tu détiens sans aucun doute le record pour le nombre de bals du secondaire. » (p. 34)
     
  • Utilisation de nombreux procédés stylistiques (p. ex., énumérations, interjections, comparaisons, expressions figurées,) qui viennent enrichir le texte, permettant au lectorat visé d’apprécier le style de l’auteur.

    « - Pas vraiment. Même que c’est pire qu’avant. Je ne savais pas qu’on avait autant de choix : le collège, l’université, les études techniques, spécialisées, générales…
    - …les sciences, l’informatique, les arts, enchaîne Mélanie. Une chance qu’on n’est pas obligées de prendre une décision demain matin. » (p. 6)

    « - You-hou! Je t’ai posé une question, lance son professeur.
    Mélanie sort de sa torpeur.
    - Excusez-moi, j’étais dans la lune, répond-elle. » (p. 17)

    « Daniel a les nerfs en boule et un nœud dans l’estomac. La pièce commence. » (p. 96)
     
  • Nombreuses séquences descriptives, entrecoupées de séquences dialoguées, apportant des précisions sur les personnages, les lieux et les sentiments et permettant au lectorat de mieux comprendre les relations entre les personnages.

    « Aussitôt que Pierre sort de la pièce, Mélanie saute sur le téléphone.
    - Allô, Daniel? C’est Mélanie. Bien merci, et toi? Mardi? Euh, oui, oui, ça me va. Bien sûr que ça m’intéresse encore! Jamie? Je vais lui en parler, mais je suis sûre qu’elle viendra. Oui, je sais où c’est. Qui sera là? D’accord, je verrai mardi. On se retrouve au TNO à 7 heures. Comment? Oui, je sais; pas sept heures du matin, mais bien 19 heures. D’accord, à mardi. Merci.
    Mélanie est folle comme un balai. » (p. 22)

    « Après le bal, qui s’est terminé vers une heure, Mélanie, Jamie et une vingtaine de leurs amis sont montés dans l’autobus qui les a conduits au chalet de Louis. Même François s’est laissé convaincre de se joindre au groupe. Vers deux heures, les fêtards sont arrivés à destination. Louis, qui avait quitté la réception vers vingt-trois heures, question d’avoir le temps de bien préparer l’après-bal, les a accueillis à bras ouverts. Rien n’avait été négligé. Un immense feu de joie illuminait le ciel nocturne. Roch, le frère cadet de Louis, s’occupait de la musique. On avait aussi dressé une immense table où reposait un généreux goûter. Des boissons attendaient sur la glace. » (p. 39)

    « - Je te pardonne. On repart à zéro, d’accord? dit-elle.
    Geneviève fond littéralement en larmes.
    - Ne pleure pas. C’est correct. Tout va s’arranger. Mais dis-moi donc, qu’est-ce que tu fais ici? » (p. 64)

Référents culturels

  • Présence de plusieurs référents culturels de l’Ontario français (p. ex., expressions familières et populaires, auteurs franco-ontariens, lieux, établissements théâtraux et éducationnels).

Pistes d'exploitation

  • L’œuvre traite de nombreux thèmes touchant de près l’adolescent d’aujourd’hui. Inviter les élèves à rédiger une chronique qui traite d’un sujet d’intérêt public (p. ex., le bal des finissants et la pression des pairs, l’adolescent et la sexualité, la consommation d’alcool, l’homosexualité et le contexte scolaire). Les inciter à présenter leur point de vue sur un thème choisi, en expliquant le bien-fondé de leur argument et en établissant des liens entre le roman et leur quotidien.
  • Proposer aux élèves de faire une recherche dans FousDeLire afin de dresser une liste d’auteurs franco-ontariens (p. ex., Stefan Psenak, Daniel Poliquin, Françoise Lepage). Leur demander d’en choisir un et de rédiger sa biographie. Les inviter ensuite à présenter leur travail à la classe afin de faire connaître l’auteur et son ouvrage.
  • Proposer à la classe de rédiger un scénario qui met en valeur une des thématiques de l’œuvre et d’en faire la présentation à une autre classe de l’école. Amener les élèves à reconnaître que la création d’une pièce théâtrale exige une grande collaboration entre divers intervenants. Leur demander de s’inspirer de l’œuvre pour relever les diverses tâches qui sont nécessaires à une production théâtrale (p. ex., régisseur, comédiens, décor, costumes et accessoires, éclairage, musique, régie du plateau).
  • Proposer aux élèves d’écrire une chronique d’intérêt sur le Théâtre du Nouvel-Ontario (p. ex., historique, évolution, productions).

Conseils d'utilisation

  • En raison de la grande lisibilité de l’œuvre, la proposer aux adolescentes et adolescents qui sont moins adeptes de lecture.
  • Inviter les élèves à situer, sur la carte de l’Ontario, les différents lieux mentionnés dans l’œuvre (p. ex., Ottawa, Sudbury, île Manitoulin, Wikwemikong, lac Ramsey).
  • Aborder, avec les élèves, les sujets de l’œuvre qui peuvent s’avérer sensibles pour certains d'entre eux (p. ex., la mort d’un parent, la famille reconstituée, l’homosexualité).
  • Inviter les élèves à lire le roman Vers le nord, qui précède cette œuvre et dont la fiche descriptive se trouve dans FousDeLire.

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 9e à 12e année, Série : Coup de théâtre, divers épisodes.
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 7e à 12e année, Série : Grouille-toi, divers épisodes.


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