Recherche



Le maître Glooscap transforme animaux et paysages / Mawiknat Klu'skap Sa'se'wo'laji Wi'sisk aqq Sa'se'wa'toq Maqamikew / The Mighty Glooscap Transforms Animals and Landscape

AjouterAjouter à mon bac de lecture

Aperçu

Il y a longtemps, le grand Glooscap créa le peuple mi’kmaq dans le territoire actuel des provinces de l’Atlantique. Puis le Maître interrogea les animaux de la région, qui étaient alors gigantesques, afin de connaître leurs intentions envers les humains. Selon leur réponse, il réduisit la force des uns, diminua la taille des autres, en chassa d’autres au loin. Voulant échapper à ses questions, le castor construisit un énorme barrage pour se cacher, mais Glooscap détruisit le barrage et transforma ainsi le paysage du Nouveau-Brunswick.

Une légende venue des temps anciens, qui explique comment Glooscap donna naissance au peuple mi’kmaq et assura l’harmonie sur la terre.

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

Contenu

  • Deux personnages principaux, Glooscap, le créateur et protecteur du peuple mi’kmaq, et le castor ingénieux qui causa plusieurs ennuis à Glooscap; quelques personnages secondaires, tous des animaux appelés à défiler devant Glooscap, soit l’orignal, l’écureuil, l’ours blanc et le huard.

    « Selon certaines légendes très anciennes, le grand Glooscap est né sur la terre des Wabanakis, dans l’est de l’Amérique du Nord; selon d’autres, il accosta sur leur territoire au soleil levant dans un énorme canot de granit, une sorte d’arche couverte d’arbres. » (p. 2)

    « Glooscap s’adressa d’abord à l’orignal, le colosse des forêts au pelage foncé, dont la taille ombrageait les flancs de montagne.
    - Que feras-tu lorsque tu verras un homme marcher dans ta direction?
    L’orignal répondit :
    - Avec mes bois, je déracinerai le plus grand des pins pour que l’arbre lui tombe dessus!
    Glooscap vit que l’orignal était beaucoup trop fort. Il décida donc de réduire sa taille et sa force pour que les chasseurs puissent l’atteindre à l’aide de leurs lances. » (p. 8)

    « Glooscap poursuivit son inquisition auprès de tous les animaux du territoire et il changea leur apparence, leur taille ou leur force selon la réponse de chacun. Cependant, un animal, le castor, ne se présenta pas devant le Maître. Étant à la fois plus malin et plus ingénieux que les autres, le castor bâtit un barrage et une hutte pour se cacher. » (p. 14)
     
  • Très court texte contenant un ou deux paragraphes par page, rédigé en français, en mi’kmaq et en anglais; œuvre pouvant intéresser le lectorat visé de par les thèmes exploités (p. ex., légende amérindienne, harmonie, peuple mi’kmaq, nature, animaux sauvages, exploits).
  • Texte aéré et mise en page simple et dégagée; page divisée en trois sections avec couleur de police associée à la langue (p. ex., texte français en brun, texte mi’kmaq en vert et texte anglais en rouge); nombreuses illustrations aux couleurs terres peintes par l’auteur et en lien direct avec le texte; rabat donnant un aperçu de l’auteur et illustrateur, Réjean Roy; carte géographique du territoire et des provinces maritimes à l’intérieur de la jaquette; aucune table des matières.

Langue

  • Registre de langue courant dans l’ensemble de l’œuvre; emploi de quelques mots nouveaux que le contexte permet de définir (p. ex., granit, insuffla, bienveillance, en amont, démêlés).

    « Glooscap donna ainsi de nouveaux attributs à certains animaux qui défilèrent devant lui, selon leur ambition ou leur bienveillance. Pendant qu’il explorait les environs de Terre-Neuve, le huard vint de lui-même à sa rencontre. Il voulait devenir l’ami et le serviteur du Maître. Glooscap lui enseigna donc quatre chants distincts et l’invita à devenir son messager. Ces quatre chants ont été transmis de génération en génération. Encore aujourd’hui, ces mélodies se font entendre autour de nos lacs. » (p. 12)

    « Pour Glooscap, ce n’était pas la fin de ses ennuis avec le castor. En parcourant le territoire de ces temps anciens, il eut plus d’une fois des démêlés avec lui.
    Mais au fil du temps, Glooscap a profondément transformé la terre et l’a rendue vivable pour les humains. Et, bien sûr, le peuple mi’kmaq garde précieusement dans les confins de sa mémoire les exploits du grand Glooscap. » (p. 22)
     
  • Texte comportant un mélange de phrases de base et de phrases transformées, parfois longues.

    « Plusieurs disent que Glooscap créa le peuple mi’kmaq à partir de branches de frêne; il le façonna à son image et lui insuffla la vie.
    Installé au cap Blomidon, le créateur, maître et protecteur des Mi’kmaq parcourut le territoire de l’actuelle Nouvelle-Écosse jusqu’à Terre-Neuve. Tous les Mi’kmaq reconnaissent encore aujourd’hui les traces de son séjour parmi eux. » (p. 4)

    « De ses mains, Glooscap ouvrit le barrage. D’énormes torrents d’eau poussés par de forts courants s’échappèrent, provoquant ainsi les Chutes réversibles, encore visibles aujourd’hui près de la ville actuelle de Saint-Jean. Les débris du barrage, emportés par le courant, se déposèrent à l’embouchure de la rivière et ont formé l’île Quak’m’kagan’ik, ce qui veut dire dans la langue mi’kmaq "morceau découpé". De nos jours, plusieurs l’appellent l’île Partridge. » (p. 20)
     
  • Prédominance de séquences descriptives qui apportent des précisions sur les personnages, les lieux et les événements.

    « Comme il fallait s’y attendre, le castor, qui était alors géant et monstrueux, inonda un énorme territoire. C’était sur la rivière Saint-Jean qu’il avait bâti un énorme barrage, là où l’eau douce de la rivière atteint l’eau salée de la baie de Fundy. La taille du plan d’eau couvrait facilement le tiers du Nouveau-Brunswick! Le bassin ainsi créé permettait au castor de glisser sous l’eau, de sa hutte à la forêt, à l’insu du regard perçant de Glooscap. » (p. 16)

    « Un soir, Glooscap aperçut de loin le castor, besognant sur sa construction grandiose. Il lui lança des rochers pour l’effrayer, mais le castor s’enfuit vers le nord, en remontant la rivière Saint-Jean. Les rochers tombèrent au milieu de la rivière, en amont, et ont donné naissance aux chutes de Grand-Sault. » (p. 18) 
     
  • Quelques séquences dialoguées qui permettent de mieux comprendre la relation entre les personnages.

    « Ensuite, il appela l’écureuil. À cette époque-là, l’écureuil avait la même taille qu’un ours de nos jours. Glooscap lui posa la même question :
    - Que feras-tu si tu vois un homme venir vers toi?
    - Perché dans un arbre, je lui lancerai un rocher sur la tête! répondit l’écureuil.
    De sa forte main, Glooscap lui lissa doucement la tête jusqu’à lui donner la taille que nous lui connaissons aujourd’hui.
    Glooscap posa la même question à l’ours blanc et celui-ci répondit brusquement :
    - Ha! Je n’en ferai qu’une bouchée!
    Glooscap décida immédiatement de l’expédier loin dans le Nord, parmi les glaces où personne ne vit. » (p. 10)

Pistes d'exploitation

  • Former des équipes de deux et demander aux élèves de choisir un animal sauvage qui n’est pas mentionné dans la légende. Leur proposer d’agir à la manière du sage Glooscap et de rédiger un dialogue en faisant connaître les ambitions et les aptitudes de l’animal choisi. Les inviter également à préciser, à l’aide d’un court texte, les transformations désirées chez l’animal. Permettre à chaque équipe de présenter son travail au groupe-classe.
  • Relire avec les élèves les pages 18 et 20. À l’aide d’une mappemonde ou d’un logiciel tel Google Earth, demander aux élèves de situer les phénomènes naturels (p. ex., rivière St-Jean, chutes de Grand-Sault, île Partridge) que l’on retrouve encore aujourd’hui au Nouveau-Brunswick.
  • L’artiste Réjean Roy a rendu le texte vivant par ses illustrations inspirées de la nature. À un cercle de lecture, demander aux élèves de commenter l’emploi d’éléments-clés créant des effets particuliers (p. ex., la ligne, la forme, la couleur, la texture ou l’espace) et l’emploi de diverses techniques.
  • Demander aux élèves de se grouper en équipes et de faire une recherche via Internet pour connaître le mode de vie des Mi’kmaq (p. ex., traditions, légendes, langue, culture, nourriture, habitation, musique). Proposer ensuite aux élèves de produire un dépliant informatif résumant leurs découvertes et de l’exposer en salle de classe ou encore de rédiger un article sur une caractéristique du mode de vie des Mi’kmaq et de le publier sur le site Web de l’école.

Conseils d'utilisation

  • Avant la lecture, lire avec les élèves les notes biographiques de l’auteur et illustrateur, Réjean Roy, afin d’en connaître davantage à son sujet.
  • Revoir les caractéristiques du dépliant informatif et de l’article pour en faciliter la rédaction, telle que proposée dans les pistes d’exploitation.

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 5e à 10e année, Série : Active-toi, Droits autochtones.


Tous droits réservés © 2014 FousDeLire.ca